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19/05/2008

SNCB : une nouvelle fois...

EDITORIAL

Ciel Radio

par Michel KONEN 

Demain, donc, il faut s’attendre à une gigantesque pagaille sur le rail et, par conséquent, sur les routes. Une nouvelle fois les syndicats cheminots utilisent l’arme ultime de la grève. Une nouvelle fois les usagers sont pris en otage. Une nouvelle fois certains réclament la mise en place d’un service minimum. Une nouvelle fois d’autres estiment qu’il est impossible de mettre ce service minimum en place.

 

Une nouvelle fois, la Belgique tourne en rond. Nouveau signe de cette incapacité de décider qui est la règle dans notre pays. Nouveau signe, aussi, de la coupure entre le monde du travail et les dirigeants des entreprises. Comme d’autres dirigeants de grandes entreprises, le patron de la S NC B s’estime sous-payé et réclame une augmentation – qui vient de lui être refusée - et, parallèlement, les cheminots réclament eux des hausses salariales pour remettre leur pouvoir d’achat à niveau – que le patron de la S NC B n’est pas prêt à leur accorder. Dialogue de sourd et prétentions hors de propos de part et d’autre.

 

La bonne santé financière de la S NC B n’est qu’apparente. L’Etat intervient toujours pour des montants considérables afin d’équilibrer les comptes. A l’heure ou l’on parle de privatisation et de mise en concurrence du trafic voyageur, le rail belge a encore de sérieux efforts à fournir pour rencontrer l’efficacité qui devrait être la sienne.

 

Cette grève tombe de surcroît à un mauvais moment : peu à peu le rail à réussi, le prix du carburant étant ce qu’il est, à convaincre une nouvelle clientèle. Cette prise d’otage des usagers ne peut qu’inciter ceux-ci à la méfiance.

 

Le dialogue social à la S NC B paraît déconnecté de la réalité. Il est temps de revenir les pieds sur terre.

 

23/01/2008

La SNCB et les grèves émitionnelles

EDITORIAL

Ciel Radio

par Michel KONEN

 

 

Les grèves sauvages sont en hausse à la S NC B. A 11 reprises, en 2007, elles ont paralysé le réseau ferroviaire. C’est beaucoup. C’est trop !

 

Les organisation syndicales ont trouvé un joli nom pour baptiser ces débrayages : « grève émotionnelle ». Il s’agirait, en se croisant les bras, de montrer aux agents agressés  la solidarité et la compassion des collègues de travail. Noble sentiment que celui-là qui consiste à dire « non, Jeff, t’es pas tout seul !».

 

Là où cela devient intolérable, c’est quand ces mouvements imprévisibles prennent les voyageurs en otage, perturbent et désorganisent la vie du pays entier.

 

Cette notion de « grève émotionnelle » n’a d’ailleurs aucune valeur ni définition légale. Les organisations syndicales ont beau « couvrir » ces mouvements, ils n’en restent pas moins des « grèves sauvages », déclenchés au hasard et pour des motifs parfois aussi futiles, quoique désagréables, qu’une injure ou qu’une gifle.

 

C’est bien d’abus qu’il est question ici. Ces grèves intempestives ne constituent en rien une manière adéquate de répondre au phénomène de violence dans les chemins de fer.

 

Plus que jamais il apparaît nécessaire de prendre des mesures pour assurer la continuité du service public et, à tout le moins, pour règlementer la mise en œuvre d’un  mouvement de grève en sorte que les usagers puissent prendre leurs dispositions.

 

La direction de la S NC B porte aussi sa part de responsabilité en ne prenant pas les mesures nécessaires pour résoudre ces problèmes de sécurité qui ne concernent pas que les travailleurs du rail mais aussi les voyageurs régulièrement agressés durant les parcours.

 

Et d’une manière générale, cela nous concerne tous : l’éducation familiale, le sens des valeurs, les règles de politesse élémentaire : c’est tout cela aussi qui fait défaut dans notre société contemporaine et rend si stressant les déplacements.

 

Et cela ne vaut pas que pour les trains.