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16/06/2008

Le baromètre de La Libre

EDITORIAL

Ciel Radio

par Michel Konen

 

Le baromètre de La Libre Belgique est toujours source d’enseignements.

 

Et celui-ci d’abord : si les Belges étaient appelés aux urnes demain les rapports de force actuels ne seraient pas fondamentalement modifiés entre le nord et le sud. Entendez : on prend les mêmes et on continue à se demander comment on sort de l’impasse communautaire actuelle. Le risque étant qu’après une campagne électorale les positions se radicalisent davantage encore. Alors, tant qu’à faire, autant s’y mettre tout de suite, sans enthousiasme, c’est évident, mais avec réalisme.

 

Car tout est dans les nuances. En Flandre le cartel CD&V/NV-A confirme son score d’il y a un an et reste donc largement dominant face à ses adversaires OpenVLD, SP.A et Belang qui, tous trois continuent à perdre des plumes au bénéfice de la liste Dedecker qui rafle la mise. Autant dire que cela ne va pas conduire les sociaux-chrétiens flamands à des concessions, coincés qu’ils sont désormais entre les tenailles séparatistes de la NV-A d’un côté et de Dedecker de l’autre.

 

Côté francophones, les bleus et les rouges sont en toujours en retrait par rapport au scrutin de juin 2007. Mais le MR reste en tête d’une courte tête, talonné par le PS. La lutte pour le leadership restera donc féroce dans les semaines et les mois qui viennent. . Le CDH et Ecolo font mieux que tirer leur épingle du jeu : ils progressent tous deux de manière significative, au-delà de la marge d’erreur. Ils sont ainsi largement confortés dans leur stratégie.

 

Les actuels partenaires gouvernementaux – si l’on ose cette expression – sont, en quelque sorte, condamnés à s’entendre. Et la peur est parfois un ciment plus résistant qu’on l’imagine.

 

Mais ce que le sondage de La Libre met aussi en lumière, c’est la nécessité pour le gouvernement d’agir vite, fort et bien en matière de pouvoir d’achat : c’est à une très large majorité que les belges, flamands, bruxellois ou wallons, estiment Leterme Ier trop passif en ce domaine. Les temps sont durs pour les citoyens. Ils le diront dans la rue cette semaine. Des manifestations qui sonneront comme une alarme !

 

 

22/10/2007

Baromètre politique : pas de quoi s'alarmer

EDITORIAL

Ciel Radio

Par Michel Konen 

Le baromètre politique que La Libre Belgique publie ce matin n’ébranlera pas les négociateurs de l’orange bleue. En Wallonie et à Bruxelles les libéraux confirment leur leadership face à un parti socialiste qui n’en n’a pas fini avec sa descente aux enfers. Reynders caracole en tête en terme de popularité, Di Rupo perd des plumes, talonné désormais par une Joëlle Milquet qui voit sa cote de popularité bondir de huit points en Wallonie.

 

Chez les socialistes seul Rudy Demotte sauve l’honneur, avec brio.

 

En Flandre la tassement des chrétiens démocrates et des libéraux n’a rien de dramatique, largement compensé par un envol des cotes de popularité de tous les négociateurs : Leterme progresse encore, et son compère de cartel, le séparatiste De Wever, explose. Celui qui tire son épingle du jeux, c’est le populiste Jean-Marie De Decker  : sa liste engrange de nouveaux progrès et son étoile personnelle ne cesse de monter au firmament flamand.

 

Autre leçon à découvrir dans ce sondage : la majorité des belges ne s’alarme pas de la durée des négociations, même si l’inquiétude est plus perceptible chez les francophones.

 

Et ceci encore : les belges, au nord comme au sud se fichent de Bruxelles-Hal-Vilvorde comme un poisson d’une pomme. La sécurité et la justice, la fiscalité, la réduction du chômage occupent largement la tête du tableau des préoccupations de nos compatriotes. Quand à la question de savoir si l’heure d’une grande réforme de l’état a sonné, la réponse est sans ambiguïté : c’est oui pour les flamands à 61%, pour les wallons et les Bruxellois, il n’y a manifestement pas d’urgence.

 

Au vu des résultats, la méthode Leterme est peut-être la bonne : engranger, tant qu’il peut, des accords sur les dossiers qui intéressent la population. Et rendre ainsi très cher un échec sur le communautaire.