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21/03/2008

Di Rupo marque un point

EDITORIAL

Ciel Radio

par Michel Konen

 

 

 

22, v’là Leterme. Ce n’est pas encore un gouvernement des 36 chandelles, mais on est sur la bonne voie. Il aura donc encore fallu une nuit blanche aux négociateurs pour ajouter à 15 ministres 7 secrétaires d’Etat ! Pour un gouvernement qui prêche la prudence budgétaire c’est un bon début. Vraiment. A part satisfaire des promesses à des amis, n’est-ce pas Monsieur Reynders, on ne voit pas la raison de cette création d’emploi inutiles. C’est tellement vrai qu’on a oublié de donner des compétences à Bernard Clerfayt. Il fallait un FDF. C’est fait : il est simplement adjoint au ministre des Finances. Sans plus !

 

Plus significatif, et plus inquiétant, le budget n’est plus ministériel. Un simple secrétaire d’Etat se chargera du portefeuille gouvernemental. Navrant et mauvais signal donné par une équipe qui s’est surtout distinguée jusqu’ici par sa capacité à inventer des dépenses nouvelles plutôt qu’à trouver des économies.

 

S’il y a eu un événement hier, c’est du côté des institutions régionales et communautaires qu’il faut chercher. Elio Di Rupo, en faisant monter la présidente du gouvernement de la Communauté française au fédéral vient de jouer un super coup. Il a fait de Rudy Demotte le grand patron des francophones. Ce dernier cumulera désormais les fonctions de chef des gouvernements wallons et communautaires. S’il ne s’agit pas d’une fusion des institutions, il s’agit incontestablement d’un geste fort sur la nécessité pour les francophones bruxellois et wallons de mettre en commun toutes leurs énergies pour se forger un avenir et un destin commun. Le Front des francophones piloté par Didier Reynders est en panne. Elio Di Rupo, qui lui conteste le leadership au sud du pays, vient de marquer un point.

 

 

04/03/2008

Saga Sagawé : du populaire au populisme !

Édito

La Libre Belgique
par Michel Konen

Mais qu'est-il donc allé faire dans cette saga ? On sait que la télévision rend fou ceux qu'elle veut perdre. Le ministre André Antoine s'est livré, ce week-end, sur les antennes de la télévision privée, à une triste pantalonnade. Il vaut mieux que ça, ce qui rend d'autant plus sévère le regard porté sur sa prestation.

Les faits : un couple, les Sagawé, en 1992, construit, sans permis de bâtir, une maison pour ses vieux jours. Quinze années durant, de procédures judiciaires en menaces et en inactions ministérielles wallonnes, les Sagawé vont tenir bon dans leur maison illégale. 2004 : André Antoine, fringuant ministre wallon du logement, décide de faire de ce dossier l'exemple qui montrera que quelque chose a changé au pays du laisser-faire. La maison doit être détruite ? Elle le sera. Tout juste si le bouillant Brabançon ne veut pas descendre lui-même sur le terrain avec son marteau-piqueur. On va voir ce qu'on va voir, donc ! C'est tout vu.

Epilogue sur un plateau de télévision. Le marteau-piqueur regagne le magasin des accessoires inutiles. Les Sagawé pourront couler leurs vieux jours dans leur logis illégal. On démolira leur maison dès qu'ils auront cessé de vivre. Et au frais de la famille, s'il vous plaît. Si ça n'est pas de la bonne gestion... avec juste ce qu'il faut d'humain. Comme si André Antoine s'était souvenu, à la dernière minute, qu'il est un élu du CDH, un humaniste, quoi.

Cherchez l'erreur ! L'erreur, d'abord, c'est que cet accord entre Monsieur Sagawé et le Ministre Antoine a été négocié par un animateur de télévision. L'erreur, c'est qu'il a été signé dans les studios, sous le regard complaisant des caméras. L'erreur, c'est qu'il a donc fallu trois ans au Ministre Antoine pour se rendre compte des implications humaines de ce dossier. L'erreur, c'est que cet arrangement publicitaire donne un mauvais signal à la population quant aux respects des règles légales en Wallonie. L'erreur, c'est qu'après avoir plastronné des années durant sur la rigueur nécessaire dans la conduite du dossier, le Ministre Antoine s'offre, en un quart d'heure de publicité seulement, un effondrement de sa crédibilité.

Personne ne lui aurait reproché de traiter, discrètement, ce dossier de manière humaine. Au lieu de quoi il a choisi les trompettes du "dura lex sed lex" avant de se proclamer "homme de coeur".

La saga Sagawé, l'histoire de quelqu'un qui se voulait populaire et a fini populiste !

06/12/2007

Arcelor-Mittal : Liége prise en otage

EDITORIAL 

CIEL RADIO

par Michel Konen

 

 

 

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