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09/06/2008

Gouvernement, été chaud !

EDITORIAL

Ciel Radio

par Michel KONEN

 

 

Puisque, décidément, le gouvernement, quoiqu’il en dise, ne s’occupe pas des vrais problèmes des gens, les gens vont s’en occuper eux-mêmes. Les organisations syndicales mobilisent et vont entamer, dans la rue, une série de manifestations pour faire entendre leurs priorités au premier rang desquelles la défense du pouvoir d’achat. Les pêcheurs ont déjà envahis les environs de la Commission européenne et les agriculteurs, depuis une semaine, donnent de la voix et du lait un peu partout en Belgique et en Europe. Les routiers, qui sont restés sympa, jusqu’ici, commencent à en avoir, eux aussi, ras la casquette et se disent prêts, s’ils ne sont pas écoutés, à mener quelques unes de ces opérations tortue dont ils ont le secret sur les autoroutes européennes. Bref la tension monte au rythme de la hausse du prix du pétrole.

 

On a bien vu, ce dimanche, sur le plateau télévisé de la RTBF que les leaders politiques francophones sont conscients du problème. On a vu aussi à quel point ils sont impuissants. Pour deux raisons. La première tient au communautaire : la non résolution de ce problème paralyse toute la vie politique. Et deuxièmement, tout ce petit monde vit avec la hantise des prochaines élections. Par conséquent on entre dans la logique des promesses préélectorales plutôt que dans celle des actions réalistes. Surplace généralisé, donc.

 

Pendant qu’au sud du pays on se rassure comme on peut, au nord on va de l’avant, avec le même spectre électoral. La toute nouvelle présidente du CD&V n’y est pas allée par quatre chemins. La réforme de l’état proposée aujourd’hui, c’est notre dernière offre. Et si les choses n’avancent pas d’ici le 15 juillet, le CD&V remettra en cause les solidarités interpersonnelles et la Belgique vivra une crise existentielle.

 

Ambiance !

 

Que peut faire un gouvernement coincé entre la rue et la pression des partis ? Réponse apportée au terme de six mois d’existence chaotique : rien ou si peu. L’été s’annonce chaud. Pourvu que la météo suive. Ce sera toujours ça d’épargné en frais de chauffage.

 

 

23/01/2008

La SNCB et les grèves émitionnelles

EDITORIAL

Ciel Radio

par Michel KONEN

 

 

Les grèves sauvages sont en hausse à la S NC B. A 11 reprises, en 2007, elles ont paralysé le réseau ferroviaire. C’est beaucoup. C’est trop !

 

Les organisation syndicales ont trouvé un joli nom pour baptiser ces débrayages : « grève émotionnelle ». Il s’agirait, en se croisant les bras, de montrer aux agents agressés  la solidarité et la compassion des collègues de travail. Noble sentiment que celui-là qui consiste à dire « non, Jeff, t’es pas tout seul !».

 

Là où cela devient intolérable, c’est quand ces mouvements imprévisibles prennent les voyageurs en otage, perturbent et désorganisent la vie du pays entier.

 

Cette notion de « grève émotionnelle » n’a d’ailleurs aucune valeur ni définition légale. Les organisations syndicales ont beau « couvrir » ces mouvements, ils n’en restent pas moins des « grèves sauvages », déclenchés au hasard et pour des motifs parfois aussi futiles, quoique désagréables, qu’une injure ou qu’une gifle.

 

C’est bien d’abus qu’il est question ici. Ces grèves intempestives ne constituent en rien une manière adéquate de répondre au phénomène de violence dans les chemins de fer.

 

Plus que jamais il apparaît nécessaire de prendre des mesures pour assurer la continuité du service public et, à tout le moins, pour règlementer la mise en œuvre d’un  mouvement de grève en sorte que les usagers puissent prendre leurs dispositions.

 

La direction de la S NC B porte aussi sa part de responsabilité en ne prenant pas les mesures nécessaires pour résoudre ces problèmes de sécurité qui ne concernent pas que les travailleurs du rail mais aussi les voyageurs régulièrement agressés durant les parcours.

 

Et d’une manière générale, cela nous concerne tous : l’éducation familiale, le sens des valeurs, les règles de politesse élémentaire : c’est tout cela aussi qui fait défaut dans notre société contemporaine et rend si stressant les déplacements.

 

Et cela ne vaut pas que pour les trains.