Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

25/01/2008

Cumuls, une réaction bienvenue

EDITORIAL

Ciel Radio

par Michel Konen

 

Hier, La Libre révélait les méthodes utilisées par certains élus en matière de cumul des mandats. Quelques petits malins, parmi lesquels on retrouve des spécialistes du genre tels, le libéral Georges Pire ou André Gilles, socialiste, ont l’imagination fertile. Ils en remontreraient aux meilleurs fiscalistes du pays.

 

Ils ont trouvé LE truc : démissionner de leurs mandats d’administrateur des sociétés publiques ou privées où ils opèrent. Ils créent ensuite une SPRL qui les mandate pour exercer les mêmes fonctions dans les dites société. Tout bénéfice : en profitant du taux réduit de l’impôt sur les sociétés ils éludent  une partie de l’impôt sur les personnes physiques.

 

De manière incompréhensible, le ministre wallon de l’économie, Jean-Claude Marcourt, a avalisé le procédé.

 

L’affaire a cependant fait grand bruit, tant au MR qu’au PS. Les présidents ont donné de la voix. Tant Didier Reynders qu’Elio Di Rupo ont décidé de mettre en œuvre leurs instances disciplinaires, considérant que de tels comportement ne sont pas conforme aux valeurs de leurs partis respectifs.

 

On ne peut que se réjouir de ces réactions fermes. Le cumul des mandats est une de ces pratiques qui, par son opacité, irrite l’opinion publique. Il est désormais strictement règlementé. Rien d’illégal n’a été commis dans le cas présent. Mais l’esprit des mesures en vigueur est totalement détourné. Le monde politique s’était engagé a être transparent : certains avaient manifestement mal reçu le message et s’obstinaient à obscurcir les pratiques.

 

La clarté et de la rapidité avec lesquelles les instances du MR et du PS ont entrepris de tancer les coupables est donc la bienvenue. Elles font donc ce qu’elles avaient dit qu’elles feraient. Bravo ! Cela n’a pas toujours été le cas.

 

 

23/01/2008

La SNCB et les grèves émitionnelles

EDITORIAL

Ciel Radio

par Michel KONEN

 

 

Les grèves sauvages sont en hausse à la S NC B. A 11 reprises, en 2007, elles ont paralysé le réseau ferroviaire. C’est beaucoup. C’est trop !

 

Les organisation syndicales ont trouvé un joli nom pour baptiser ces débrayages : « grève émotionnelle ». Il s’agirait, en se croisant les bras, de montrer aux agents agressés  la solidarité et la compassion des collègues de travail. Noble sentiment que celui-là qui consiste à dire « non, Jeff, t’es pas tout seul !».

 

Là où cela devient intolérable, c’est quand ces mouvements imprévisibles prennent les voyageurs en otage, perturbent et désorganisent la vie du pays entier.

 

Cette notion de « grève émotionnelle » n’a d’ailleurs aucune valeur ni définition légale. Les organisations syndicales ont beau « couvrir » ces mouvements, ils n’en restent pas moins des « grèves sauvages », déclenchés au hasard et pour des motifs parfois aussi futiles, quoique désagréables, qu’une injure ou qu’une gifle.

 

C’est bien d’abus qu’il est question ici. Ces grèves intempestives ne constituent en rien une manière adéquate de répondre au phénomène de violence dans les chemins de fer.

 

Plus que jamais il apparaît nécessaire de prendre des mesures pour assurer la continuité du service public et, à tout le moins, pour règlementer la mise en œuvre d’un  mouvement de grève en sorte que les usagers puissent prendre leurs dispositions.

 

La direction de la S NC B porte aussi sa part de responsabilité en ne prenant pas les mesures nécessaires pour résoudre ces problèmes de sécurité qui ne concernent pas que les travailleurs du rail mais aussi les voyageurs régulièrement agressés durant les parcours.

 

Et d’une manière générale, cela nous concerne tous : l’éducation familiale, le sens des valeurs, les règles de politesse élémentaire : c’est tout cela aussi qui fait défaut dans notre société contemporaine et rend si stressant les déplacements.

 

Et cela ne vaut pas que pour les trains.

 

 

22/01/2008

Notre "bonne vieille" Belgique...

EDITORIAL

Ciel Radio

Par Michel KONEN

 

 

En quatre jours nous voici presque revenus en terrain connu. Les partis qui composent l’actuelle majorité, fut-elle intérimaire, retrouvent peu à peu leurs balises traditionnelles.

 

Elio Di Rupo s’en prend aux entreprises qui gagnent, selon lui, trop d’argent et qu’il convient donc de taxer avec allégresse pour remplir les caisses de l’Etat.

 

Didier Reynders retrouve du coup sa formule favorite : «  la gauche archaïque reste adepte de la rage taxatoire ».

 

L’arrestation des suspects du meurtre de Kitty relance le débat gauche-droite de la libération conditionnelle et donc entre ceux qui veulent des peines incompressibles et ceux qui se veulent plus coulants.

 

Et puis il y a le cas Lizin. On n’en est pas encore au climat créé par les affaires de Charleroi, mais on s’en rapproche. Jusqu’à présent seule Mme Sans-Gêne  abreuvait ses adversaires politiques d’injures – sale pute, punaise, nazie, conne, j’en passe et ses meilleures. Mais, comme disent les enfants, c’est celle qui le dit qui l’est. Le Mr, allié du PS à Huy,  restait étrangement muet : il vient de sortir de sa réserve pour réclamer, à tout le moins, un changement de comportement de la part d’Anne-Marie Lizin.

 

Encore un effort, et le citoyen sera à nouveau dans le bain : si les choses traînent encore côté réformes institutionnelles on sent bien que notre vieille bonne Belgique revient à grand pas.

 

En attendant, la crise boursière qui a éclaté ce week-end vient de rappeler que le monde n’attendra pas que le pays se dote d’un gouvernement normal pour poursuivre sa marche.

 

Elle sonne comme une alerte !