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20/12/2008

Il faut aller vite et voir loin

Édito

Mis en ligne le 20/12/2008

Par Michel Konen

Le gouvernement Leterme a démissionné tout entier. Pouvait-il en être autrement? La crise politique vient donc s’ajouter aux crises budgétaires, financières, économiques, sociales et communautaires. Le moment n’est certes pas idéal. Mais ce gouvernement avait donné tout ce qu’il pouvait, c’est-à-dire bien peu en vérité. On ne fera pas ici la liste des dossiers restés sur le bord de la route: ils sont trop nombreux.

Yves Leterme n’avait rien d’un leader charismatique, en dépit de ses 800 000 voix. Son équipe - mais était-ce vraiment la sienne - était mal née. La maintenir en place eût relevé de l’acharnement thérapeutique.

La Belgique s’apprête à vivre des mois, peut-être des années, difficiles. Fortis, le budget, l’accord interprofessionnel, le plan de relance, tout cela est sur la table et ne peut attendre. Le pays doit être dirigé d’urgence par un gouvernement solidaire emmené par un Premier ministre d’envergure. Un homme ou une femme capable de fédérer les énergies de celles et ceux qui composent son équipe. Bref, quelqu’un qui puisse rétablir la confiance dans les institutions. Problème: l’espèce ne court pas les rues. Mais on peut penser à des Dehaene, ou des Verhofstadt. Reynders, même, chef du principal parti de Belgique devrait avoir, enfin!, sa chance. Mais il traîne un handicap: son génie pour se faire un nouvel ennemi à chaque jour qui passe.

Cet homme devra rapidement mettre en œuvre un programme, dont les priorités sont citées ci-dessus, avec une coalition sans doute proche de celle qui existe aujourd’hui. Mais plus équilibrée linguistiquement, c’est-à-dire une équipe qui dispose, contrairement à celle sortante, d’une majorité en Flandre.

Et cet homme devra avoir une ambition: terminer la présente législature. Il ne faut pas être devin pour parier qu’un gouvernement intérimaire - jusqu’aux élections de juin2009 - ne ferait que du mauvais travail, empêtré qu’il serait dans une surenchère électorale permanente.

L’environnement économique étant ce qu’il est, il serait irresponsable d’aller aux élections dans les 40 jours. La tempête économique étant ce qu’elle est, il faut une poigne solide à la barre. Un gouvernement d’affaires courantes laisserait le pays à la dérive.

Sire, dites-leur d’aller vite et de voir loin!

Commentaires

Au fait, Barak Obama n'est-il pas libre jusqu'au 20 janvier ?

Le temps de convier nos éminences à un séminaire de gestion des compétences.
Au programme : gestion participative et collaborative...
Mais également : le sens du bien commun par delà les intérêts particuliers !

Écrit par : PourquoiPas | 20/12/2008

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