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25/08/2008

Pékin 2008, médaille de plomb

Édito

Par Michel Konen

La flamme s'est éteinte à Pékin.

Les héros de ces jeux sont les sportifs. Au nom de Pierre de Coubertin qui disait : "l'important n'est pas de gagner mais de participer", c'est l'ensemble des compétiteurs, célèbres ou inconnus, qu'il convient de féliciter pour les efforts consentis, durant de longues années souvent, avec ferveur, obstination et abnégation. Ils se sont d'abord battus pour eux-mêmes, contre eux-mêmes. Qu'ils aient remporté une des précieuses médailles ou non, qu'importe au fond. Les uns ont battu des records du monde, d'autres des records nationaux, d'autres leur record personnel et d'autres, enfin, ont fait de leur mieux, tout simplement. Et c'est bien ainsi.

Les stars, Michael Phelps en natation, Usain Bolt en sprint, et chez nous Tia Hellebaut ou Kim Gevaert, Elodie Ouedraogo, Olivia Borlée et Hanna Mariën, parce qu'elles brillent au firmament du sport ont désormais une responsabilité particulière à l'égard de la jeunesse du monde : elles doivent être des exemples. Lourde tâche, comme on sait !

Les Jeux. "Exceptionnels", a dit Jacques Rogge, le président du Comité olympique international. Et, sur le plan de l'organisation et des infrastructures, ils le furent en effet. Sur le plan politique aussi. Dans la Grèce antique déjà, les Jeux étaient l'occasion pour les Cités de montrer, par athlètes interposés, leur puissance. La Chine a fait de même. Elle a affirmé au long de cette quinzaine qu'elle faisait partie du cercle restreint des super-puissances. Mais elle a montré aussi qu'il lui reste bien du chemin à parcourir, pour autant qu'elle en ait envie, avant d'être membre du club des démocraties.

Et nos hommes politiques à nous ? Un brin médiocres ! Aucun ne voulait y aller officiellement. Et puis, finalement c'est une noria ministérielle qui s'est donné rendez-vous sur le périmètre olympique. Une photo avec Tia, Olivia ou les Diablotins, c'est toujours bon à prendre, n'est-ce pas ? Ils auront du moins eu l'occasion de constater - mais c'était déjà le cas à Athènes il y a 4 ans - que le sport en Belgique va mal. Manque de crédits, manque d'infrastructures, manque d'esprit de compétition : notre compatriote Jacques Rogge, Président du CIO, a décerné à nos politiques une médaille de plomb.

Si tous les ministres présents prennent conscience de cette faillite, nous n'aurons pas tout perdu ! Mais le doute est permis. Hélas !

Commentaires

Cher Michel Konen,

Votre flamme journalistique "s'est-elle éteinte?"

Etes-vous fatigué:
-de tous vos "efforts consentis, durant de longues années souvent, avec ferveur, obstination et abnégation"?,
-de votre "responsabilité particulière à l'égard (...) du monde : (...) être des exemples. Lourde tâche, comme on sait !"?,
-de vous "être battu pour eux-mêmes, contre eux-mêmes", les politiciens belges depuis que la "Belgique va mal" au niveau unitaire?

"Hélas", "le doute", "la faillite", "la perte", "le plomb", "le mal", "la médiocrité", "le manque" se sont "donné rendez-vous" avec votre "envie", "félicité", "compétitivité" journalistique.
Votre déontologie journalistique est devenue "médiocre", amère, lourde, moralisatrice.

Pourquoi "plombez"-vous vos Edito ces derniers temps?

Inspirez-vous de nos sportives belges: prenez-en "exemple": re-prenez avec "envie" et "brillance" de la hauteur, et passez mieux le relais avec vos collègues journalistiques: "enfin, faites de (votre) mieux, tout simplement. Et c'est bien ainsi."

Bien à vous

Georges Schmit

Écrit par : Georges Schmit | 25/08/2008

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