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15/07/2008

Yves Leterme part sans gloire !

Edito

La Libre Belgique

Michel Konen

Mis en ligne le 15/07/2008

Les nerfs d’Yves Leterme ont fini par craquer. Soumis depuis des mois à une intense pression psychologique, affaibli physiquement, le Premier ministre - si peu - n’aura pas supporté qu’Elio Di Rupo rappelle, hier soir, devant les cameras de télévision que c’est le CD&V, le propre parti d’Yves Leterme, qui avait fixé, un peu bêtement, cette date du limite du 15 juillet pour proposer un vaste plan de réforme de l’Etat.

Ce qui est la stricte vérité. Et l’on ne manquera de s’étonner de le voir saisir un aussi minable prétexte pour démissionner de ses responsabilités. On le savait atrabilaire, soupe au lait : on ne le savait pas pétri de cette vanité qui est l’orgueil des faibles. Il est vrai qu’après 13 mois de surplace gouvernemental, Yves Leterme ne pouvait présenter qu’un bilan valant un zéro pointé. Le strict minimum sur le plan socio-économique. Le néant sur le terrain communautaire. Rarement un Premier ministre aura pris autant de temps pour constater son inutilité.Hier pourtant, son initiative d’appeler les Régions et les Communautés à la table des négociations paraissait bien de nature à calmer le jeu et ouvrait, enfin, une possibilité de négocier plus sereinement le nouveau visage de l’Etat belge.

Alors que du côté flamand le gouvernement, tout comme les partis, restaient dans une prudente expectative face à ces propositions, la partie semblait gagnée pour Yves Leterme. Son désormais rival et meilleur ennemi, Kris Peeters, Ministre-président du gouvernement flamand, nageait dans le bonheur face aux caméras de télévision. Il allait enfin pouvoir mettre en oeuvre “sa révolution copernicienne”, faire en sorte que “le fédéral ne soit plus le soleil autour duquel tournent les Régions. Peeters d’un côté, Leterme de l’autre : les deux poids lourds du CD&V semblaient en mesure de mater les récalcitrants de leur parti. Il n’en a rien été.Yves Leterme, Monsieur 800 000 voix, l’homme qui affirmait au soir de son triomphe électoral que “BHV ne demandait que cinq minutes de courage politique”, cet homme-là a jeté l’éponge, vaincu par lui-même d’abord.Durant treize mois il n’a pris aucune initiative, ou si peu, se contentant d’être le notaire de son équipe. Il quitte le navire la tête basse, abandonne son service quand la crise économique est à nos portes.Sire, à quoi bon le retenir ?

Commentaires

Nous sommes vengés. Après le vote immonde de la majorité flamande du 7 novembre 2007, celui qui à laissé faire cet acte immonde vient de le payer. Ce n'est que justice. Maintenant débarrassons nous en définitivement. Chuutt faisons croire que nous sommes tous désolés puisque nous pensons toujours que la Belgique avec les Flamands est le nirvana sur cette terre. Mais quand donc vont-ils comprendre ?

Écrit par : FrançoisGiga | 15/07/2008

Remettons sur pied un gouvernement intérimaire comme celui de Guy Verhofstadt III. C'est à dire un gouvernement dont le premier ministre n'est pas un asexué linguistique qui vient en surnombre. Conformément à la constitution, limitons ce gouvernement à 14 ministres. En ces heures importantes, l'angélisme n'a plus court. Respectons la stricte parité au gouvernement fédéral. On peut même se passer de Premier Ministre. La Constitution n'impose pas sa présence. Contentons nous d'un chef de file ministériel par groupe linguistique. Fini l'illusion d'un homme au dessus de la mêlée communautaire. Leterme n'a jamais été cela.

Écrit par : FrançoisGiga | 15/07/2008

Des mots durs mais combien vrais.

La stratégie d'adossement à Kris Peeters n'a heureusement pas fonctionné, ce qui est finalement un bien pour les francophones.

Écrit par : François Collette | 15/07/2008

Votre commentaire est excessif et insignifiant. Si vous considérez la démission de M. Leterme comme un échec politique, vous avez tort car c'est toute la classe politiquer qui a échoué. La presse francophone est à l'image de la classe politique francophone de ce pays qui continue à abuser du droit de véto en s'opposant au compromis qui donne son sens au modèle belge.
Même si Reynders qui veut devenir premier ministre remplaçait Leterme, va-t-il réussir à amener les Wallons à accepter la vraie reforme de l'Etat à laquelle les francophones ne cessent de s'opposer?
Comme les Di Rupo, Milquet et autres Reynders, vous deviendrez Français et votre presse deviendra une presse régionale

Écrit par : germaine | 15/07/2008

Germaine, vous avez de l'urticaire ?

Écrit par : François Collette | 15/07/2008

Notre Premier Ministre a, comme son nom l’indique, mis un terme. Il a jeté le gant. Albert II devrait faire pareil. Il devrait accepter la démission de son Premier, dissoudre les chambres et puis basta … En route vers de nouvelles élections et qu’ils se débrouillent ! Mince ! Voici que Notre Roi nous lâche !!! Je serais curieux de voir combien de nos politiciens "politiquement corrects" se sentirait soudainement épris d’une sensation de vertige …

Écrit par : Marc HANSEN | 15/07/2008

Notre Premier Ministre Yves Leterme a, comme son nom l’indique, mis un terme. Il a jeté le gant. Albert II devrait faire pareil. Il devrait accepter la démission de son premier, dissoudre les chambres et puis basta … En route vers de nouvelles élections et qu’ils se débrouillent ! "Mince ! Voici que notre Souverain nous lâche !!!" Je serais curieux de voir combien de nos politiciens « politiquement corrects » se sentirait soudainement épris d’une sensation de vertige …

Écrit par : Marc HANSEN | 15/07/2008

Article affligeant qui ne peut qu'attiser les polémiques. Allons Mr Konen, un petit effort, prenons un peu de hauteur, on se croirait au café du commerce.

Écrit par : houtart | 16/07/2008

Monsieur Houtart, un journaliste et a fortiori un éditorialiste doit être critique et bousculer la pensée unique. C'est quoi pour vous "prendre de la hauteur" ? Parler la langue de bois ???

Écrit par : François Collette | 16/07/2008

Les éditoriaux de M. Konen des 14 et 15 juillet sont consternants. J'ai eu la désagréable impression qu'il s'agissait d'abattre l'homme Leterme, de se livrer à une curée. Les causes plus profondes de l'échec dans le face à face des deux équipes en présence n'ont pas été évoquées. Je le regrette. Seule l'émotion la plus épidermique peut expliquer le ton mordant des billets de Michel Konen.
Quant à la première page de "La Dernière Heure", elle ne peut que flatter les sentiments les plus vulgaires de l'opinion.

Monique

Écrit par : Monique Eeman | 16/07/2008

L'éditorial de Michel Konen du 15 juillet, Yves Leterme part sans gloire, est consternant. Il s'agit d'abattre l'homme Leterme, de se livrer à une curée. Les causes profondes de la crise ne sont pas évoquées ni les responsabilités des deux équipes en présence. Seule, une émotion épidermique peut expliquer le ton de l'éditorialiste.
Je le regrette en tant que lectrice du journal.
Quant à la première page de "La Dernière Heure" de ce jour, elle flatte les sentiments vulgaires de l'opinion. Je ne suis pas fière d'être francophone.

Monique.

Écrit par : Monique Eeman | 16/07/2008

Votre édito est parfait: vous prenez position, comme le font depuis des années les éditorialistes flamands (et qui d'ailleurs flinguent Leterme aussi ce 15 juillet). Et vous avez totalement raison, Leterme a échoué. Mais il a échoué parce qu'il l'a voulu. Cela sert sans doute ses intérêts: montrer par l'absurde, par le principe de la terre brulée, que cette Belgique est devenue ingouvernable. Il faut être bien couard pour utiliser cette méthode. Nos élus sont-ils capables de construire une Belgique qui évite qu'elle soit dans la main des Flamands, une Belgique qui n'enlève aucun droit à ces citoyens (faut-il rappeler que la scission de BHV supprime des droits francophones obtenus en compensation d'exigences flamandes?)? Espérons que nous ne céderons pas, une fois de plus, croyant obtenir la paix des Braves. En face, les Braves ont déserté.

Écrit par : joel | 17/07/2008

Monique Eerman, je vous adresse aussi le commentaire que j'ai adresé ci-dessus à M. Houtart : un journaliste et a fortiori un éditorialiste doit être critique et bousculer la pensée unique. C'est quoi pour vous "prendre de la hauteur" ? Parler la langue de bois ???

"Consternant", dites-vous ! Parce qu'il ne pense pas comme vous ? Sachez qu'en démocratie un homme politique DOIT être soumis à la critique.

Écrit par : François Collette | 17/07/2008

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