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28/04/2008

Le pire est à venir

EDITORIAL

Ciel Radio

par Michel KONEN

 

Le citoyen a, il faut bien le dire, quelques difficultés à comprendre la stratégie du Premier ministre. Depuis le 7 novembre 2007 Yves Leterme sait que le dossier Bruxelles-Hal-Vilvorde reviendra, d’une manière ou d’une autre au centre des préoccupations politiques aussi sûrement que le muguet en mai.

 

Il sait aussi que le dossier est chargé symboliquement car il incarne ce que l’on pourrait nommer « l’abus de majorité linguistique » : la Flandre majoritaire contre les francophones minoritaires. Il touche donc à l’essence même du mode de vie d’un état composé de communautés différentes.

 

Leterme en est même tellement persuadé qu’il a inscrit en toutes lettres à deux reprises la volonté d’éviter le passage en force : dans le groupe des sages d’abord, qui regroupe l’ensemble des partis démocratiques du nord et du sud ; dans l’accord de gouvernement ensuite.

 

Et pourtant, depuis le 7 novembre, Yves Leterme est resté inactif. Il n’a pas pris la moindre initiative. Il n’a proposé ni pistes de compromis ni même de méthode pour aborder ce dossier.

 

En refusant aujourd’hui de recourir à une procédure de conflit d’intérêt qui renverrait l’examen de BHV au mois de septembre, les francophones ne font rien d’autre que demander au Premier ministre de mettre en œuvre l’accord de gouvernement. C’est-à-dire d’entamer la négociation prévue. Le Parlement est maître de son agenda, explique Yves Leterme. Certes. Et la majorité est maître de l’agenda. Obsédé par les séparatistes flamands, le CD&V est tétanisé par son encombrant allié de cartel de la NV.A. Les sociaux-chrétiens flamands n’osent plus assumer leurs choix et sont prêts à renier leur signature. Et Yves Leterme, leader incontestable de son parti il y a un an à peine, se comporte comme s’il avait perdu tout son crédit au sein de sa propre famille.

 

L’atonie d’Yves Leterme augure mal du futur. Le pire est à venir.

 

 

Commentaires

Chouette édito pour un lundi pluvieux! :-s

... sur ce bonne semaine à tous! :-))

Signé Sk1ppy! ;-)

Écrit par : Sk1ppy | 28/04/2008

Reste quand même que face à "un abus de majorité linguistique", la meilleure protection reste celle que confère la "Convention européenne des Droits de l'Homme sur les droits des minorités nationales".

Certes, la politique n'est ni un exemple d'honnêteté ni de bonne foi, mais s'il y a une majorité pour adopter un projet, il ne peut y avoir face à elle qu'une minorité pour s'y opposer...
Yves Leterme devrait sans doute méditer cette porte de sortie...

Un vote majorité linguistique flamande contre minorités linguistiques francophone et germanophone assorti de la ratification de la "Convention européenne des Droits de l'Homme sur les droits des minorités nationales" permettrait à chacun de retrouver une grille de lecture sinon commune du moins partageable...
Grille de lecture, qui plus est, compatible avec le principe de réalité qui fait qu'il y a bien une majorité flamande dans la structure fédérale belge
Se pourrait-il que la Flandre soit une région si faible qu'elle soit la seule région d'Europe à ne pas oser respecter les droits de l'Homme en niant ces minorités qu'elle désigne par ailleurs lors de certains votes ?

Écrit par : PourquoiPas | 28/04/2008

Il y a encore d'autres pays qui n'ont pas approuvé la convention sur les minorités nationales, comme la France. D'ailleurs, la Flandre n'aurait pas de problèmes avec la convention, si les francophones Belges seraient d'accord avec des conditions limitantes. Après presque 180 ans d'expériences mauvaises avec la francophonie Belge, les Flamands n'ont pas de raison pour croire que les francophones n'abuseront pas la Convention pour élargir leur influence et territoire en Flandre. Pour les francophones, les droits de l'homme ne sont que le prétexte pour l'annexation de territoire. Le temps des conquêtes à main armée est passé. Avec une politique diplomatique rusée, y inclus les insinuations déloyales auprès des instances étrangères, on obtient la même chose, et on plus, les pays étrangers croient que c'est une annexation légimite. Comme ça, la Convention aiderait la culture dominante francophone (60 – 70 millions d'Européens, des centaines de millions dans le monde) à supprimer la culture minoritaire néerlandophone (20-25 millions d'Européens). Et si la France s'oppose à la convention, ce ne sera pas parce que la Convention menace la francophonie en France, mais plutôt parce que les adhérents de la langue de Voltaire ont une tradition de manque de respect pour les autres cultures. De là la manque de connaissance de langues étrangères de la grande majorité des francophones.

Écrit par : Karel Lemmens | 28/04/2008

Geachte heer Lemmens,

Ik ben volkomen akkoord met u, maar zoals u het weet, is Voltaire sinds al lang overleden.
Als franstalig moet ik in Belgïe meestal Nederlands spreken (uitgezonderd met de franstalige of duitse minoriteit) en in Europa moet ik Spaans, Duits of Engels spreken.
Frans spreken kan ik nog alleen maar als ik met vakantie in Frankrijk ga... (of als ik in wallonie reis... Zelfs in Brussel wordt het meestal een andere taal dan het frans gesproken...)
Mijn slecht nederlands is toch nuttig om met mijn nederlandstalige collega's te werken.
Het lijkt dat het werkt, zoals iedereen zijn best om de anderen te begrijpen probeert te doen...

Ik vindt het jammer dat u, als lid van de belgishe meerdeheid, zo'n slechte opinie over de minderheid van uw land hebt.

Permettez moi de continuer en français, mon texte de projet de convention étant en français...: l'article 21 du projet de convention dispose de ce que :

« En revanche, les experts ont donne des reponses divergentes a la question de savoir s'il existe des minorites nationales en Belgique. Les trois experts flamands sont parvenus a la conclusion suivante : compte tenu de l'equilibre dans le partage du pouvoir entre neerlandophones et francophones au niveau federal, seuls les germanophones peuvent etre consideres comme une minorite nationale, sous reserve de leur volonte d'etre consideres comme tels. Les experts francophones et l'expert germanophone, quant a eux, ont conclu que les germanophones et les francophones de nationalite belge constituent ≪ incontestablement ≫ des minorites nationales, où qu'ils se trouvent sur le territoire de la Belgique. Ils ont estime que les francophones n'occupent pas une position dominante ni codominante par rapport aux neerlandophones au niveau federal, bien que les francophones soient ≪ efficacement proteges ≫. Enfin, ils ont considere que, dans une conception large des droits des minorites, meme les neerlandophones peuvent etre assimiles a une minorite nationale, quel que soit l'endroit ou ils se trouvent sur le territoire belge. Ils ont souligne que l'appartenance d'une personne a un groupe minoritaire ne depend pas du lieu de residence de cette personne. »

Vous conviendrez avec moi que si un vote majorité flamande contre minorité francophone-germanophone survenait au parlement fédéral (à propos de BHV, par exemple mais pas seulement dans ce cas...), ce serait la fin de l'équilibre dans le partage du pouvoir invoqué par les flamands pour contester l'existence d'une minorité francophone.
S'il existe une majorité au vote, il existe ipso facto une minorité qui subit la décision de la majorité... et hormis dans un Etat dictatorial, cette minorité a aussi des droits...

Pour rappel, il n'y a pas d'obligation à scinder BHV, il y a seulement obligation à rendre homogènes des dispositions aujourd'hui hétéogènes...
La scission est une demande flamande, des alternatives imaginatives sont toujours possibles...


PP

Écrit par : PourquoiPas | 28/04/2008

Une chose est claire (pour moi, en tout cas): les règles de cohabitation entre les peuples ne sont jamais inspirés par le respect, la solidarité ou autre motivation noble. Elles sont l'expression pure du pouvoir qu'un groupe a vis-à-vis l'autre à un certain moment de l'histoire.
A cause de ça, les flamands ont été discriminés par les francophones, et les francophones subiront bientôt le même sort quand ils sont confrontés de plus en plus avec d'anglophones pour qui le français est aussi peu important que le néerlandais. Dans leur relation avec les Flamands, la Convention est simplement un instrument de pouvoir des francophones. La question qu'il faut se poser est, si à long terme, les francophones auront un avantage en défiant les Flamands comme ça. Sur le plan économique, la Wallonie et Bruxelles dépendent de la Flandre. Même à Bruxelles, le pouvoir économique est surtout néerlandophone, et la différence augmente année apres année. Les francophones jouent donc un jeu dangereux quand ils mordent la main qui les nourrit.

Écrit par : Karel Lemmens | 28/04/2008

Votre réponse me fait penser aux théories X et Y de Mac Gregor. C'étaient des postulats sur les motivations et une manière de concevoir le monde à l'époque ou le taylorisme pensait pouvoir tout régler et tout prévoir.
Les limites de ce système sont apparues lorsque le monde s'est mis à changer de manière imprévisible, aboutissant à ce que l'on a appelé dans les années 8O-90 le management de l'incertitude.
La flandre, pas plus que n'importe quelle autre région du monde n'est certaine de ce dont demain sera fait.
Avoir peur de l'ouverture est le meilleur gage d'être demain inadapté... et condamné à disparaitre.
Le pouvoir économique est flamand dites vous... certainement jusqu'au jour où les actionnaires indiens, chinois ou brésilien trouvevont leur intérêt ailleurs dans le monde.
Considérez le cas d'Inbev, fleuron flamand du BEL20 et voyez ce qu'il est devenu aujourd'hui, imaginez ce qu'il sera demain...

Le pouvoir francophone que vous craignez n'existe plus, tout au plus est-il celui de flamands qui parleront le français le temps d'une généation... avant de s'exprimer en anglais ou en allemand... Je peux comprendre que vous ne craigniez de voir disparaitre le flamand à l'image de la disparition du wallon dans les années 30, mais la réalité est là, le monde ne parle ni français, ni flamand...
La question devient alors de s'adapter ou de disparaitre, mais vivre dans une citadelle supposée imprenable est, un jour ou l'autre, un leurre.
La Flandre aussi un jour ou l'autre devra s'adapter, alors pourquoi pas maintenant ?
Reconnaitre l'existence d'une minorité ne dévalorise pas -au contraire) la majorité.
Scinder BHV et reconnaitre les minorités me semble un deal honnête pour tous. La Flandre, j'imagine, ne souhaiterait pas voir surgir en son sein une "armée républicaine irlandaise" (IRA) francophone... c'est pourtant le risque d'expression de rapports de force reposant sur un pouvoir pur comme vous semblez en défendre l'idée...

au plaisir de vous lire


PP

Écrit par : PourquoiPas | 28/04/2008

Ce que je ne comprend pas dans le discours francophone, c'est l'accusation absurde que la Flandre ne serait pas ouverte au monde. Pour moi, il est clair que la Flandre, et en général toutes les 'petites' cultures sont bien plus ouvertes que des 'grandes' cultures comme la francophonie. Si les francophones disent que les Flamands ne devraient pas être si obstinés à défendre le néerlandais en territoire Flamand, c'est exactement parce que les francophones veulent à tout prix défendre le français, même en territoire Flamand. Les centaines de milliers de flamands que sont allés vivre au Wallonie dans les 180 années précédentes ne se sont jamais exprimés comme une minorité culturelle. Ils sont devenu Wallons parmi les Wallons. Les francophones qui viennent vivre en Flandre veulent absolumment rester francophones. Alors qui a l'esprit ouvert ? Ecoute les chaînes du VRT. Vous ententrez souvent des chansons en français. Combien de fois est-ce la RTBF a tourné une chanson flamande dans les 50 années précédentes ? La connaissance des langues est bien meilleure chez les Flamands que chez les francophones. Il y a de nombreux Flamands dirigeants dans des institutions internationales sportives, culturelles, scientifiques, politiques….etc. Le grand problème des Flamands en Belgique, c'est qu'ils doivent faire face à un peuple francophone replié sur soi et rancuneux parce qu'il a perdu sa position de maître.

Écrit par : Karel Lemmens | 29/04/2008

Au vu des commentaires/débat... il me semble que cette fois Michel Konen avait drôlement bien choisi son titre... :-(

Signé Sk1ppy! ;-)

Écrit par : Sk1ppy | 29/04/2008

Monsieur Lemmens,

J'écoute tous les matins dans ma voiture la VRT...
J'y entends des chansons flamandes, anglaises et française DE FRANCE, pas de Belgique...

Le francophone (en général) n'a de mon point de vue jamais eu une quelconque position "de maître" comme vous le dites.
Tout au plus est-ce là le cas d'une certaine bourgeoisie francophone de Flandre , mais ceux là, ils parlent le flamand, l'anglais, l'allemand,... ils sont flamands de Flandre, pas francophone de Belgique. Ce n'est pas parce que je parle le français que je suis devenu togolais...

La Flandre devrait s'interroger sur les raisons pour lesquelles elle est perçue comme fermée au monde -tant par les francophones, que par la communauté européenne et que l'ONU...)
Il doit bien y avoir une raison qui fasse qu'elle est si mal comprise...par tant de gens...

Écrit par : PourquoiPas | 29/04/2008

Il faut relativiser la mauvaise image de la Flandre. La majorité des investisseurs étrangers préfère toujours la Flandre, plutôt que Bruxelles ou la Wallonie. En 2006, 64% des nouveax emplois créés par ces investisseurs étaient creés en Flandre. Les étrangers qui font l'effort de mieux connaître la Flandre savent bien qu'il y a une grande différence entre l'image et la réalité. Si la Flandre a un mauvais image dans certains milieus préjugés, la principale raison est simple. Les correspondants internationaux ne lisent que la presse francophone, parce qu'ils ne comprennent pas le néerlandais. En plus, il y a une politique déloyale d'insinuations et d'endommagement active de la part des délégués francophones dans les institutions internationales. Le rapport 'Belge' sur lequel l'ONU a basé son commentaire il y a quelques semaines, était un rapport 100% francophone. On n'a pas demandé l'avis de l'organisation flamande.
J'ai souvent eu ce genre de discussions sur les forums. Je sais que cela ne rapporte rien. L'abîme entre les communautés est trop profonde. La Flandre n'a plus de raisons pour rester une partie de la Belgique. Nous n'avons rien de positif à attendre des francophones. Ni dans le passé, ni dans le futur.

Écrit par : Karel Lemmens | 29/04/2008

Intéressant échange d'idées... constructives malgré de nettes divergences.

Je conseillerais volontiers aux deux interlocuteurs principaux la lecture du livre
"Le bouc émissaire" de René Girard paru en livre de poche.
A ma connaissance, cet ouvrage n'a pas été traduit en néerlandais.

Écrit par : Le Professeur | 29/04/2008

"Nous n'avons rien de positif à attendre des francophones. Ni dans le passé, ni dans le futur."

... pas dans le futur, j'ai l'impression que l'avis est partagé de ce côté ci des tranchées (ben oui, on en est à une guerre de tranchées non?)
... pas dans le passé, courte mémoire...
-Zeebruge...
-Zaventem...
-Port d'Anvers...
-Aciérie...
et bien d'autre dossiers que les francophones ont financé pendant des dizaines d'années...
je me dis même qu'au global, la wallonie a du payer bien plus pour la flandre que la flandre sur les 40 ans de déclin wallon...

On en sera jamais assez bien pour nos voisins du nord. Et bien qu'ils se noient dans leur orgueil et dans la hausse du niveau de la mer.

Allez, là dessus, salut en de kost voisin. Je pourrai enfin etre reconnu dans un pays libre et démocratique. Et ce pays, il ne s'appelle surement pas "flandre". Ah oui, et quand vous voterez, n'oublie pas de bien tendre le bras droit à l'horizontale.

...
Puis après commencez l'épuration...
entre les "bons flamands" rexiste
les flamands de services
les faux flamands belgicains
les traitres à la nation.

...
dites au français du nord de ne plus travailler pour vous ou alors dans des camps de travail...
...
vous êtes lamentables, honteux, rien, plus rien de constructif ne peux venir de votre peuplade.
Je me sens haï dans ma propre pays.

Allez, vive un 1830 à Bruxelles qu'on vous boute hors d'une ville européenne. Aaaah, l'europe, ses peuples, ses démocraties, son respect des minorités...

Fustigés par le monde entier: europe, cours des droit de l'homme, CEJ, ONU... vous vous drappez dans une indifférence outrée disant qu'on ne vous comprends pas. Tu parles! Tout le monde vous comprends et tout le monde pense à la résurgence d'un état pro-nazi (mais heureusement sans sa force et son armée).

Avis aux néérlandophones qualifiés de flamands de services, mauvais flamands, traitres à la nation ou belgicain. Vous êtes les bienvenus dans une vraie terre d'accueil, la Wallonie.

Écrit par : Good Bye Vlaanderen | 30/04/2008

"Les correspondants internationaux ne lisent que la presse francophone, parce qu'ils ne comprennent pas le néerlandais. En plus, il y a une politique déloyale d'insinuations et d'endommagement active de la part des délégués francophones dans les institutions internationales. Le rapport 'Belge' sur lequel l'ONU a basé son commentaire il y a quelques semaines, était un rapport 100% francophone. On n'a pas demandé l'avis de l'organisation flamande."

VOUS MENTEZ monsieur Lemmens! Lamentablement.
C'est la section FLAMANDE des doirts de l'homme qui à transmis le rapport.
l'administration Keulen a été prévénue de multiple fois que ce rapport allait sortir et qu'il fallait un avis ministériel! Il a ignoré superbement cela!

Et vous prenez les médias etrangés pour des abrutis? Vous pensez que les traducteurs interprètes sont incompétents ou quoi?
Vous vous foutez de la gueule de qui?
Vous pensez qu'ils ne comrpennent pas un panneau "Waar Vlamingen thuis zijn"
Vous pensez qu'ils ne comprennent pas les courriers communaux envoyez aux entreprises prétendant que la loi communales prévaut sur la constitution?
Vous pensez qu'ils ne voient pas les inscriptions francophones taggées sur les autoroutes pour ne laisser que les dénominations flamandes?
Vous pensez qu'ils sont trop cons que pour vois que dans des communes comptant 80% de francophones on leur fait subir les pires vexations?
Vous pensez qu'ils sont cons? Vous pensez vraiment qu'ils croient à la "fable" des 40% de francophone qui oppriment le pauvre flamand travailleurs? alors que dans aucune commune francophone on ne fait subir ce que les flamands se permettents.

Putain, cassez vous. Restez dans votre flandre intégristes, menteuse, aveugle. Et surtout, pensez à vivre en autarcie. Ne nous vendez pas vos produits (tiens... QUI est le premier partenaire commercial de la flandre hein?)

Allez, Karel je te laisse à tes certitudes de flamands frustrés et lobotomisé par les discours de la classe politique de la flandre rexiste

Écrit par : MENSONGES! | 30/04/2008

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