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29/02/2008

Reynders, le couteau entre les dents

EDITORIAL

Ciel Radio

par Michel KONEN

 

 

Didier Reynders y va fort, très fort. Dans l’interview qu’il a donnée à La Libre Belgique ce matin, le président des bleus francophones fait brutalement monter les enchères. Haut, très haut.

 

Yves Leterme, tout juste sorti de l’hôpital, aura bien besoin des trois jours de convalescence prévus pour se remettre d’aplomb.

 

S’il croyait enfiler tranquillement les habits de Premier ministre le 20 mars prochain, eh bien c’est raté. Il revient en pleine tourmente, comme aux plus beaux jours de l’orange bleue. Et c’est lui qui est la cible.

 

Didier Reynders le dit sans détour : la NV.A, qui fait bande à part en ne soutenant pas les accords institutionnels noués il y a moins de 5 jours, a fragilisé son partenaire de cartel le CD&V. Les 800.000 voix d’Yves Leterme n’y changeront rien : sans la NV.A le premier parti flamand est redevenu un parti comme les autres. A peine un siège de mieux que le MR, et donc proportionnellement plus petit. Et au sein de la coalition pentapartite, les francophones sont largement majoritaires, en chiffres absolus.

 

Et Reynders d’en tirer les conclusions : Yves Leterme sera, au mieux, formateur. A lui de démontrer qu’il est capable, cette fois, de former un gouvernement. Sinon, le jeu est ouvert…. En clair, Didier Reynders renonce moins que jamais à s’installer au 16 rue de la loi après 34 années d’absence francophone. Et de toute manière, prévient-il, il conviendra d’accorder aux francophones, enfin au MR, des postes et des compétences ministérielles supplémentaires.

 

Les appels au calme de Guy Verhofstadt, hier à la Chambre n’ont pas été entendus : le leader des libéraux a le couteau entre les dents. Il veut se débarrasser de l’image de perdant que lui avaient valu l’échec de l’orange bleue et le retour des socialistes aux affaires.

 

Il a choisi l’attaque frontale, prenant tous les risques. Cela promet bien du plaisir.

 

 

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