Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

28/02/2008

Comme en décembre

EDITORIAL

Ciel Radio

par Michel KONEN

 

 

La trêve n’aura pas même duré ce que durent les roses. Ceux qui, après la conclusion d’un premier accord sur la réforme de l’Etat, croyaient voir un renouveau du dialogue communautaire vont devoir déchanter. La poursuite de la guerre est au rendez-vous.

 

C’est la NV.A, l’allié séparatiste qui a ouvert le feu. Ce qu’il est désormais convenu d’appeler « le petit paquet » obtenu mardi est insignifiant, le contenu du « deuxième paquet », à négocier d’ici le 21 juillet, est insuffisant. En conséquence de quoi Bart De Wever et ses troupes n’entreront pas au gouvernement et s’abstiendront lors des votes de confiance.

 

Du coup le CD&V a du vague à l’âme. Plus que cela même. Il craint de se retrouver en porte-à-faux. Après des déclarations apaisantes, les sociaux-chrétiens ont cédé à la pression. Le président du gouvernement flamand,  Kris Peeters, n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour rassurer son allié. « Nous remettrons en cause, a-t-il dit, la participation de la Flandre à l’assainissement budgétaire fédéral si la grande réforme attendue n’est pas votée d’ici la fête nationale ». Et, cela va sans dire mais encore mieux en le disant, le CD&V quittera le gouvernement.

 

Voilà pour le nord du pays. Au sud, c’est le FDF qui fait bouillir la marmite. Comme s’il estimait que Didier Reynders s’était montré un peu mou dans ce domaine, Olivier Maingain menace lui aussi et remet Bruxelles-Hal-Vilvorde, l’élargissement de Bruxelles, la nomination des bourgmestres de la périphérie à l’avant scène. Et il ajoute : plus question de considérer le Premier ministre comme linguistiquement neutre. Flamand il est, flamand il restera et d’exiger des compensations en terme de portefeuilles et de compétences ministériels.

 

Tout ceci n’est qu’un avant goût du climat politique qui va régner d’ici le 20 mars, date du départ de Guy Verhofstadt et de l’entrée en piste d’Yves Leterme dans son costume de premier ministre.

 

Leterme, il rentre à temps, justement. Qu’il se rassure, en quinze jours, rien n’a changé. C’est même comme si on était encore en décembre. Le temps est toujours à l’orage.

 

 

Commentaires

Si la NVA n 'avait pas été présente aux négociations depuis le début de la crise , il y a longtemps qu 'on aurait eu un gouvernement durable avec un programme équitable pour tous les Belges au lieu de celà tout semble pourri
cause de ce parti extrémiste qui veut arriver à ses fins : la séparation du pays
et l élimination de la monarchie....pauvre B comme disait Baudelaire!!!

Écrit par : vayhair | 28/02/2008

Les commentaires sont fermés.