Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

31/01/2008

Prudence et sagesse d'Albert II

EDITORIAL

Ciel Radio

par Michel KONEN

 

 

Hier, le Roi recevait au Palais les Corps constitués pour la cérémonie des vœux de nouvel an. L’occasion pour Albert II de revenir, en ces temps politiquement troublés, sur les sujets qui fâchent sans fâcher plus encore ?

 

Il y a deux ans, le Roi avait clairement mis en garde contre les visées autonomistes. Son discours d’hier montre le chemin parcouru. Albert II a fait le constat d’une progression de l’Union européenne vers plus d’intégration et d’unité et, par ailleurs, le phénomène de la décentralisation qui s’exprime un peu partout. Et de relever qu’en Belgique ce mouvement était plus manifeste encore car aux différences régionales s’ajoutent encore des différences de langue et de culture.

 

Le Roi a mis deux mots en exergue : la subsidiarité qui doit permettre d’attribuer à chaque niveau de pouvoir les compétences qu’il est à même de gérer le plus efficacement et la solidarité sans laquelle l’espace européen devient un champs de bataille des égoïsmes.

 

De son côté, le Premier ministre Guy Verhofstadt a répété son credo : la réforme institutionnelle qui se prépare sera différente des autres. Pour une raison toute simple : il n’y a plus d’argent. Plus question donc, comme par le passé, d’échanger des compétences contre des espèces sonnantes et trébuchantes. Les ministres régionaux présents faisaient grise mine.

 

Au total, une cérémonie tout en prudence. Le Roi, le Premier ministre marchaient sur des œufs. Rien n’est acquis. L’échec est toujours possible. Aussi s’agissait-il de ne cabrer personne mais au contraire d’apporter un peu de sérénité aux débats. C’est ce que le Roi a fait en plaidant pour la mise en place d’un Etat fédéral moderne mais solidaire dans une Europe forte.

 

Bel objectif. Reste à l’atteindre !

 

 

Commentaires

C'est qui, encore, Albert II ?

Écrit par : François Collette | 03/02/2008

Monsieur Konen, j'aime beaucoup vos chroniques et j'apprécie votre travail à sa juste valeur, mais permettez-moi de douter de l'intérêt de ce billet. Qui se soucie encore de ce que peut dire et penser ce bon roi Albert ? Et sur Ciel radio, de surcroît. Quelques nostalgiques catho-belgicains (ce qui n'est évidemment pas une tare) et peut-être quelques chercheurs en Histoire. Vous savez très bien que tout le monde s'en fout.

Allez, c'est bon pour une fois !

Écrit par : François Collette | 04/02/2008

Les commentaires sont fermés.