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23/01/2008

La SNCB et les grèves émitionnelles

EDITORIAL

Ciel Radio

par Michel KONEN

 

 

Les grèves sauvages sont en hausse à la S NC B. A 11 reprises, en 2007, elles ont paralysé le réseau ferroviaire. C’est beaucoup. C’est trop !

 

Les organisation syndicales ont trouvé un joli nom pour baptiser ces débrayages : « grève émotionnelle ». Il s’agirait, en se croisant les bras, de montrer aux agents agressés  la solidarité et la compassion des collègues de travail. Noble sentiment que celui-là qui consiste à dire « non, Jeff, t’es pas tout seul !».

 

Là où cela devient intolérable, c’est quand ces mouvements imprévisibles prennent les voyageurs en otage, perturbent et désorganisent la vie du pays entier.

 

Cette notion de « grève émotionnelle » n’a d’ailleurs aucune valeur ni définition légale. Les organisations syndicales ont beau « couvrir » ces mouvements, ils n’en restent pas moins des « grèves sauvages », déclenchés au hasard et pour des motifs parfois aussi futiles, quoique désagréables, qu’une injure ou qu’une gifle.

 

C’est bien d’abus qu’il est question ici. Ces grèves intempestives ne constituent en rien une manière adéquate de répondre au phénomène de violence dans les chemins de fer.

 

Plus que jamais il apparaît nécessaire de prendre des mesures pour assurer la continuité du service public et, à tout le moins, pour règlementer la mise en œuvre d’un  mouvement de grève en sorte que les usagers puissent prendre leurs dispositions.

 

La direction de la S NC B porte aussi sa part de responsabilité en ne prenant pas les mesures nécessaires pour résoudre ces problèmes de sécurité qui ne concernent pas que les travailleurs du rail mais aussi les voyageurs régulièrement agressés durant les parcours.

 

Et d’une manière générale, cela nous concerne tous : l’éducation familiale, le sens des valeurs, les règles de politesse élémentaire : c’est tout cela aussi qui fait défaut dans notre société contemporaine et rend si stressant les déplacements.

 

Et cela ne vaut pas que pour les trains.

 

 

Commentaires

Félicitation pour votre courage, car pour dire de telles chôses tout haut, il en faut.

Écrit par : Politicus | 23/01/2008

Le droit de grève est un acquis social précieux qu'il ne faudrait devoir remettre en cause par ces grèves dit à juste titre "sauvages". Car il s'agit d'incivisme.
Hier avant 6heures du matin, le ballet des voitures sur le parking de la petite gare de Frameries -mal desservie par les bus et fermée pendant 3ans-, commence.
Madame dépose monsieur ou vice-versa, papy emmène son petit-fils, car dans le Borinage, lorsqu'il y a une opportunité de travail, il faut la saisir. Les voitures sans vont et les passagers restent sur le quai... le train est annulé.
Pas de bus emmener les passagers à Mons. Même si le Pass n'est pas loin, les transports laissent à désirer. Voilà...Que faire? Prévenir le patron que l'on viendra 2 ou 3 heures plus tard? Il n’y a personne au travail… Par chance certains profitent d'un covoiturage improvisé et solidaire??? D’autres ?
Aux patrons des transports communs, ayez un peu plus de respect pour votre personnel et engagez-en du personnel formé. Parents prenez aussi vos responsabilités...Je suis d'accord avec vous monsieur Konen chacun à son échelon doit faire quelque chose.
Le droit de grève avec préavis doit continuer à exister et ne peut être remis en question, mais s'il sabote le travail d'autrui et leur fait perdre leur droit au travail... Dans ces conditions-là non, nous ne sommes pas des sauvages...

Écrit par : Pom | 23/01/2008

Cher Michel,

Je prends le train et le bus tous les jours de la semaine pour me rendre à mon travail, et tu le dis bien dans cet édito, la sécurité des conducteurs/convoyeurs est aussi la mienne.

S'il n'est pas facile pour tout le monde de trouver un Ersatz de transport, je ne veux pas me plaindre des grèves dites "sauvages", puisqu'il paraît clair que c'est le seul moyen de réveiller les responsables.

Bonne journée,

Heidi Nardon
Ex madame Pop :)

Écrit par : Heidi Nardon | 23/01/2008

NON, aux grèves sauvages.
Ca ne rend pas sympas tous ces grèvistes aux yeux des usagers.
Il faut IMPOSER le préavis de grève avec consultation par vote secret des travailleurs.

Quiconque participe à une grève sauvage, hop C4 !

La faute en incombre au laxisme de notre justice et aux responsables de la sncb.
Ne pas oublier qu'il n'existe pas d'élections sociales à la sncb.
Ce sont donc des syndicats non élus qui représentent les cheminots.

Écrit par : Jeannot | 23/01/2008

Oui bon ok, ces grèves sont peut-être lancées à la légère... Mais c'est également un peu à la légère que l'expression "prise d'otage" est utilisée. Ingrid Betancourt c'est un otage, par contre, moi, qui poireaute sur un trottoir en attendant un bus au lieu de mon train, je ne me considère pas comme tel. J'enrage, je peste, mais je ne suis pas "pris en otage", je ne suis pas sous-alimenté, je ne vis pas dans la peur de ne plus jamais revoir mes proches ou d'être torturé. Les "vrais" otages méritent qu'on ne galvaude pas ce mot.

Écrit par : Alex | 23/01/2008

DONC ETRE FRAPPE PAR UN AUTOMOBILISTE ET ETRE BRAQUE PAR UN JEUNE AVEC UNE ARME DE POING CE N'EST PAS GRAVE D'APRES LA DIRECTION DU TEC. CELA PROMET POUR LES NEGOCIATIONS PREVUES SUR L'AMELIORATION DU DIALOGUE SOCIAL. CELA NE M'ETONNE NULLEMENT. Claudy VICKEVORST Permanent CGSP/TEC Liège-Verviers.

Écrit par : VICKEVORST | 23/01/2008

Le plus écoeurant l'air de rien c'est quand même que c'est vous et moi qui finançons ces "grèves" (pitié, ne galvaudons pas non plus ce mot!). Une grève parce que le bus est sale ou parc euqi'l n'y a pas de radio, ou parc equ'on vire quelqu'un pour faute grave avérée, moi je n'appelle pas ça une grève.

Mais, je m'écarte... oui, je disais donc que c'est vous, moi, les autres qui finançons ces grèves de train (pour les bus, ce n'est pas le cas) qui nous ennuient tant.
Les syndicats agréés par la SNCB sont financés par... la SNCB..
Vous avez bien lu! Ils ont obtenus voilà longtemps un joli pactole annuel pour fonctionner.


Donc :
-vous êtes usager du train : vous les financez par votre abonnement et vos impôts... et vous n'êtes pas transporté...
-vous ne n'êtes pas usager, vous les financez par vos impôts...

J'adore ce pays... il est surréaliste...

Écrit par : Casper | 23/01/2008

@VICKEVORST

...et moi quand je me fais écraser poar ton bus, je fais grève?
... quand le bus ignore les règles de priorité... je fais grève?
...quand le chauffeur refuse à ma fille de monter à bord parce qu'elle n'a qu'un billet de 20€ et pas de monnaie... je fais grève?
...quand le chauffeur est désagréable et agressif? je fais grève?
...quand les chauffeurs de ma commune ou se trouve leur dépot ne respectent pas les zones 50 mettant des familles en danger? Je fais grève?

Non monsieur Vickevorst, je ne fais pas grève. Les chauffeurs ne sont pas tout puissants et n'ont pas toujours un comportement adéquat. Quand ma fille n'a pas pu prendre le bus, la direction des TEC a défendu le chauffeur. Alors soyez heureux d'être soutenu par une direction comme celle là!

Écrit par : Casper | 23/01/2008

JE VOUS PROPOSE DE VENIR PASSER 8H AVEC UN COLLEGUE CHAUFFEUR PAR EXEMPLE SUR UNE LIGNE DU CENTRE VILLE. PARCE QUE CHER MONSIEUR, LE CHAUFFEUR DOIT RESPECTER L'HORAIRE RESPECTER LE CODE DE LA ROUTE DELIVRER DES TITRES DE TRANSPORT RENSEIGNER LES VOYAGEURS ETRE ATTENTIF AUX MESSAGES RADIO ET SUR SUPPORT INFORMATIQUE VENANT DU DISPACH ETC ...

PAS DE DEMAGOGIE SVPL

Écrit par : VICKEVORST | 23/01/2008

Ce n'est pas de la démagogie, c'est ce qu'on vit nous, en tant qu'usager.
La démagogie c'est prendre au dépourvu des centaines de milliers de citoyens à cause de trois abrutis. Ok, ce qu'ils ont fait est intolérable... mais mes enfants doivent eux aller au collège et moi au travail.

Je suis prêt à passer les 8 heures proposées dans votre bus... quand vous passerez la journée avec moi:
-1km à pied pour attrapez mon bus
-près d'une heures de bus dans une boites à sardine bondée à l'heure e pointe. Avec un peu de malchance, un chauffeur désagréable et brusque.
-attendre le transit et prendre mon tram bondé pendant une demi heure.
-ensuite commencer mon service... etre attentif aux ordres de mon chefs, supporter la mauvaise humeur des clients, gérer ma petite équipe. Parfois gérer les conflits, parfois les bobos qu'ils ramènent de la maison.
-répondre en même temps au mail, au téléphone, dans trois langues
-veiller à ce qu'il n'y ait aucune erreur dans les développements et que les délais soient respecté
-et quand ça s'est fini, me reprendre 1h30 de transport en commun dans les dents.
Je passe déjà trois heures par jours avec vos chauffeurs, ce ne sont pas 5 heures de plus qui vont me faire peur.

Alors, la démagogie monsieur, ,c'est pas moi qui en fait. Moi je ne demande qu'à être transporter par des gens sympas, avec d'autres personnes sympas et qui se sont lavée le matin et qui ne gueulent pas et qu'on ait tous une jolie place assise.
Qu'au boulot tous se passe dans le meilleur des mondes etc.

Mais moi, à la fin de ma journée, ou quand je me suis fais engueuler, ou quand j'ai été insulté (certains clients ont aussi un langage fleuri), je ne décide pas de bloquer le pays.

Écrit par : Casper | 23/01/2008

Les chauffeurs font grèves parce que les usagers leur manquent de respect.
Les usagers estiment que les chauffeurs leurs manquent de respect en déclenchant grève sur grève.
Les usager respectent dès lors de moins en moins ces chauffeurs qui disent qu'on leur manque de plus en plus de respect et qui déclenchent grève sur grève pour se faire respecter mais qui finalement se font détester de plus en plus et suscite des réactions de plus en plus violentes.

On est mal barré...

Écrit par : Ø | 24/01/2008

Voici ce que j'ai écrit, entre autres, à la SNCB:

Suite à une réorientation professionnelle, j'ai commencé à travailler
à Bruxelles il y a 8 jours.

Soucieuse de mon environnement, j'ai opté pour le train et un
abonnement, hebdomadaire dans un premier temps, le passage d'un
contrat à un autre me permettant (tout juste!) cette dépense.

Me voilà donc levée une heure plus tôt qu'avant, obligée de réveiller
mon fils qui n'en a pas l'habitude, mais heureuse de profiter du
trajet pour faire autre chose que regarder la route.

Seulement voilà. Le train me rend nerveuse.

En 8 jours, pas une fois (pas une!!) il ne m'a menée à bon port aux
heures annoncées.

Et ce mercredi 23 janvier, il ne m'a menée... nulle part.

Une grève surprise, un employé de guichet de mauvaise humeur, et me
voilà (mal!) informée du fait qu'aucun train ne se rendra à Bruxelles
pour cause de grève (mais sans qu'il n'ait pu -voulu?- m'en expliquer
la raison).

Que des employés « partent en grève » pour un oui ou pour un non
m'inspire bien des choses quant à leur motivation et, partant, quant à
la gestion des ressources humaines de votre entreprise.

La violence est intolérable, on est bien d'accord.

Loin de moi l'idée de leur jeter la pierre. Je n'ose toutefois penser
qu'ils ne sont pas assez intelligents pour imaginer d'autres actions
(le train gratuit...) que celle qui consiste à prendre d'autres
travailleurs en otage.

Cette journée m'a coûté 20 euros d'essence, 1/7ème du coût de mon
abonnement et un retard très embêtant pour un employeur aux yeux
duquel je dois faire mes preuves.

La violence entraîne la violence. Mais cette violence-là, contre qui
puis-je, moi, la retourner?

Écrit par : Lö | 24/01/2008

Bonsoir à tous!

pour faire simple: je suis un étudiant (HERS) et de surcroit en examen!

J'avais prévu de prendre le train verviers central -liege guillemin dans le but de passer un examen ce vendredi 26 janvier à 11h00.

Me disant "on ne sait jamais", je voulais prendre le train de 8h34, assez tot, malgré le RAS dans la presse sur le net et sur le site de la SNCB vérifiés la veille.

8h20: Malheur et stupéfaction! Pas de train!

J'apprends vaguement qu'un accompagnateur de train s'était fait agresser le 11 janvier 2008, tout le monde est en vrac sur le quai, que dois je faire pour aller à mon examen...

Les bus sont bondés, trop lent et le prochain est dans 30 minutes !
la solution : mon père quitte son travail, se rend à la gare, je le reconduit à son travail et je file vers liège (il n'avait justement que cela à faire!)

Belle facon de se concentrer sur un examen!
bravo pour la communication et le respect des usagés!

Je pourrais ajouter entre parenthèses: bravo pour l'environnement! je serais curieux de voir des statistiques sur l'augmentation du traffic routier en cas de grèves de la sorte, en tout cas visuellement dans liège, il n'y a pas photo, tout est bouché!

Le pire: je viens le soir sur ce même site et je lis:

"Après deux jours de discussions avec la direction (les 14 et 22 janvier), nous n'avons pas reçu de réponses favorables à nos propositions. Jeudi, il semble que la direction de la SNCB ait fait des suggestions qui rencontrent nos exigences. Mais il est trop tard pour arrêter la machine", nous a confié Jean Lenaerts, secrétaire régional de la CSC-Transcom à Liège(source:http://www.lalibre.be/index.php?view=article&art_id=397685)

C'est une blague ? à croire que les Sandwisch sont prêt et que tout le monde va partir pour 3 jours de vacances...

Certes je compatis à l'agression et il faut agir, mais faire grèves sur grèves pour des problèmes non pas mineur, mais qui arrive à tout le monde (qui pourra dire dans sa vie qu'il n'a jamais été agressé?), c'est un peu "just"!

Des grèves arrivent trop régulièrement, avouez que ca frôle un peu le riducule!
J'ai fait 5 mois d'ERASMUS à Glasgow(UK) l'année passée, et je n'ai pas eu à déplorer une grève, pas un préavis, même pas une friction décelable dans les journaux. Je reviens ici et paf des grèves à gogo..

si c'est le seul moyen que les syndicats ont pour négocier avec la direction, c'est qu'ils ont perdu bien du pouvoir et de l'imagination...

En attendant, les grèves qui tombent pendant les examens: SNCB, TEC à liège (le tout en moins d'une semaine), avouez qu'il y a mieux comme ambiance de concentration et de travail pour des étudiants...


Une bonne soirée!

Greg

Écrit par : Fettweis Gregory | 27/01/2008

Monsieur VICKEVORST, en réponse à votre proposition du 23/01/2008, je vous prend au mot, OUI, je veux bien passer une journée de 8h, à votre convenance, cela m'intéresse, en espérant, à propos de démagogie, que ce n'était pas des paroles en l'air. Contactez moi simplement sur mon blog. Après, je me ferais un plaisir de donner le plus objectivement possible mes impressions.

Écrit par : zozoman | 30/01/2008

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