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16/01/2008

Réforme de l'Etat. Clap ! Sixième !

Édito 

Par Michel Konen

La Libre Belgique 

Ça, pour une belle cérémonie, ce fut une belle cérémonie ! Les ors du Sénat, il est vrai, convenaient particulièrement à la solennité recherchée de l'instant. Diable, ce n'est pas tous les jours, quand même, que l'on donne le coup d'envoi d'une réforme de l'Etat. C'est la sixième, quand même, en 37 ans. Une moyenne de six ans entre chaque réforme.

On ne le dira jamais assez, et Yves Leterme, qui officiait à la tribune, n'a pas manqué de le rappeler : le fédéralisme est un concept évolutif. Et chez nous, en Belgique, il évolue un peu plus souvent qu'ailleurs ! Nous voilà prévenus, quelle que soit l'issue de la négociation qui débute, il y en aura une autre dans le futur. Après tout, pourquoi pas, si c'est pour améliorer le sort des citoyens, vivre avec la paix dans les coeurs et dans les âmes, avec le sentiment que tout, vraiment, est mis en oeuvre pour gérer le pays avec efficacité et solidarité.

C'est, en gros le message qu'Yves Leterme a voulu faire passer. Dans un discours consensuel - rien à voir avec une harangue électorale - celui qui cornaquera le groupe des 20 y est même allé d'un : "pour conserver ses chances de réussite, une proposition de réforme ne peut jamais avoir été adressée à l'encontre d'une communauté", qui ne pouvait que rassembler tous les suffrages.

Et puis cet appel au sens de l'Etat : "Echouer est facile : là, chacun de nous peut se mettre en avant, cela ne demande pas beaucoup de courage, mais c'est une option sans perspective. Réussir offrira au contraire la perspective d'un avenir plus solide pour notre pays !" Emouvant !

Pour ne pas gâcher la fête, tout le monde a applaudi avec une conviction contenue et a dit que c'était un très beau discours.

Dommage qu'il ait fallu six longs mois pour en arriver là ! Mais peut-être la grâce a-t-elle réellement frappé les esprits. Et d'abord on verra quand même si Yves Leterme, qui s'est pris les pieds dans le tapis à deux reprises déjà, a cette fois trouvé la méthode pour que cet "Octopus" se sente, autour de la table, aussi à l'aise qu'une pieuvre dans la mer.

Car, à entendre les déclarations des uns et des autres quelques heures à peine avant la cérémonie, on a le sentiment qu'il sera bien malaisé de faire nager cette bête-là dans une même direction. Pour l'instant l'animal fait un grand écart accroché à deux rochers différents. La tête est au milieu : en cas de courants violents, c'est là que se produira la déchirure.

Commentaires

La sixième réforme de l'Etat est en route, mais plusieurs voient déjà la septième réforme. Pour sortir de ce cercle de surenchère il faut qu'on met les pendules à zéro. Ceci veut dire que les acquis du passé ne sont plus des acquis, mais qu'on doit trouver un compromis durable sur des nouvelles bases, sinon on met une emplâtre sur une emplâtre d'une jambe de bois. Cela ne tiendra pas.

Les parties dovent définir les valeurs fondamentales d'une démocratie:
Le choix de la population et l'acceptation de ce choix par les autorities politiques et administratives.
L'égalité des personnes indépendant du contexte adminstratif local mais garantie par le plus haut pouvoir de l'Etat.
Accepter que dans le temps des changements peuvent se faire, accepter d'évaluer ces changements et en accepter les conséquences.

Nous ne vivons plus dans un environnement clos. Beaucoup de changements se sont produites pendant ces dernières cinquante ans.

1 Le changement en Flandre d'une région dominé par le capital francophone avec une indutrialisation par des fonds venu de endehors de la Belgique.
2 Le déclin de l'industrie lourde (charbon, acier, construction navale).
3 Le déclin de l'industrie manufacturière tradionnelle (textile, électronique, automobiles) suite aux couts élevés.
4 L'augmentation de la ponction des impôts et de la sécurité sociales dans des proportions qui dépassent l'augmentation de l'index, résultant en une dimunition du pouvoir d'achat.
5 Le développemment de l'Europe avec l'ouverture des marchés, la venue de fonctionnaires des pays européens.
6 Le dévelopement de l'anglais comme langue des affaires au niveau mondial.

La réforme de l'Etat doit transgresser l'obsession linguistique et dimunuer le cout de la gestion. Ceci est possible avec un programme de révision des structures et des pouvoirs de décisions de l'Etat; fédéral, regions, communautés, provinces et communes.

Une forte décentralisation devrait être associés avec une augmentation du contrôle du citoyen via un référundum.
Aujourdhui personne ne signe un cheque en blanc pour quatre ans.

Écrit par : Ivan Bourgeois | 16/01/2008

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