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07/01/2008

Sans tambour ni trompette...

Édito

La Libre Belgique

Par Michel Konen

C'est une rentrée politique placée sous le signe de la morosité que nous avons vécue. Aves un gouvernement qui ne sait trop lui-même ce que veut dire exactement le terme "intérimaire" ni ce qui se passera au juste le 23 mars prochain quand Guy Verhofstadt, il l'a promis, prendra ses invalides. On prend les mêmes et on poursuit ? On change une partie de l'équipage et on recommence pour de bon ? On retombe dans les grandes disputes et le "vrai" gouvernement reste dans les limbes ?

Bref, rien de bien enthousiasmant. On sent bien que le coeur n'y est pas encore. En présentant le compte du budget 2007, les duettistes Reynders et Leterme avait la mine un peu dépitée. C'est sans surprise qu'ils venaient confirmer que, eh oui, 2007 se clôturait, comme prévu, sur un déficit. Une manière de retomber dans les mauvaises habitudes des années '90. Un déficit dont le pays, toujours lourdement endetté, se serait bien passé.

Allez, c'est promis, pour 2008 on fera mieux. A voir ! Car, pour l'instant, on ne voit pas, justement ! Au déficit structurel, il faudra ajouter le coût des promesses faites : amélioration des allocations, réforme fiscale, et tutti quanti. Des dépenses nouvelles ! Et cela à un moment où, même Yves Leterme s'en inquiète, le financement des politiques fédérales devient problématique.

Verhofstadt III est là pour gérer les urgences. Parmi celles-ci, la sécurité. Le pays s'est retrouvé en alerte maximale, privé de feu d'artifice pour le nouvel an à Bruxelles. Nous avons vécu une super-opération policière qui a tourné à l'eau de boudin et nul ne sait réellement quel est le danger qui menace dès lors que, faute d'éléments tangibles, tous les suspects ont été libérés.

Urgence aussi pour la hausse des prix de l'énergie. Ceux qui ont froid, maintenant, devront encore s'emmitoufler quelque temps. Pour ceux qui en doutaient encore, c'est confirmé, un gouvernement belge ne peut rien contre l'augmentation du baril. Le frais émoulu Paul Magnette n'a rien trouvé de mieux que de ressortir une vieille mesure idéologique de l'époque de la charte de Quaregnon : si les capitalistes du pétrole belge ne se calment pas, il bloquera les prix. On croit rêver.

Verhofstadt III n'est pas Sarkozy Ier, d'accord ! Mais de là à la jouer sans tambour ni trompette...

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