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08/12/2007

Règlement de comptes à OK Belgique

Édito

La Libre Belgique

Par Michel Konen

Puisque tout a foiré, on repart à zéro. Enfin, pas tout à fait ! Il y a tout de même six mois qui se sont écoulés. Six mois au cours desquels des choses ont été faites, des paroles ont été dites, des coups ont été échangés. Six mois qui ont laissé des traces. Six mois qui ont vu pourrir, lentement, l'orange bleue. Aujourd'hui, le fruit est bon pour la poubelle.

L'heure des règlements de comptes a donc sonné. Les pistolets sont dégainés. Arrive Guy Verhofstadt, un peu comme la cavalerie. Sonnerie de clairon en tête, le Premier ministre démissionnaire déboule au milieu du jeu de quilles pour remettre de l'ordre et éviter le massacre.

Les ex- "peut-être futurs partenaires de l'orange bleue" sont redevenus des adversaires et s'observent les yeux plissés, comme dans un grand western spaghetti. Le marshal Guy - dit "the good guy" - doit faire respecter l'ordre, choisir les familles politiques avec lesquelles il pourra ramener la paix à "OK Belgique".

A vrai dire, personne n'en veut vraiment. Mais il a été sorti de sa préretraite par le Roi. Tous les autres marshals du royaume sont morts. Alors il faut faire avec. Mais pas question de lui faciliter la tâche.

Le CD & V/NV.A ne veut entendre parler que d'une future majorité disposant des deux tiers et qui aura au programme une réforme de l'Etat substantielle.

Côté sud, Didier Reynders, qui a toujours eu l'exclusive facile, ne veut plus entendre parler de Joëlle Milquet, qu'il tient pour la Calamity Jane francophone. Il fait tout pour sortir les socialistes de la "réserve indienne" dans laquelle il voulait les cloîtrer pour de longues années. Il n'y a pas si longtemps, il considérait que placer les "rouges francophones" dans l'opposition était déjà une réforme institutionnelle en soi. Et pour faire le compte, il essaye d'amadouer les écolos qui, jusqu'il y a peu, ne voulaient pas s'engager auprès des desperados séparatistes de la NV.A. Quant aux socialistes, un retour au pouvoir, ils ne sont pas contre. Et pour que tout le monde soit content, ils verraient bien un gouvernement d'union nationale. Cela leur évite de lâcher le CDH et de servir de cible éventuelle à des verts dans l'opposition. Quant au CDH, il n'a pas d'exclusive mais craint de n'être désiré par personne.

Verhofstadt a le soleil dans le dos. A lui de choisir qui il épargnera.

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