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13/11/2007

L'heure a sonné

EDITORIAL

Ciel Radio

par Michel Konen

 

 

La méfiance est partout. Le Roi, depuis hier, consulte l’ensemble des présidents des partis démocratiques. Et l’on ne peut pas dire qu’à l’issue de la première journée la situation se soit décantée. Tous les partis politiques d’opposition marquent plus que des réticences à entrer dans le jeu. Tous craignent un piège.

 

La volonté affirmée d’Yves Leterme, qui s’est fait sèchement remballé par le MR et le CDH, de vouloir poursuivre les négociations budgétaires en bilatérale n’a fait que brouiller davantage les cartes. La lecture que fait le formateur de la crise est pour le moins étrange : c’est comme s’il n’avait pas compris que, pour l’instant, l’Orange bleue était à l’arrêt. Son attitude accrédite le sentiment, dans les rangs socialistes et Ecolo que la commission des réconciliateurs n’est qu’un truc pour sortir l’orange bleue de l’impasse. Ce dont ils ne veulent à aucun prix. Yves Leterme, décidément n’a pas la stature espérée.

 

Elio Di Rupo a fait un petit pas en avant. Mais la guerre pour le leadership francophone qu’il mène à Didier Reynders pollue le débat. Le grand chef rouge n’a pas encore remarqué que le parti qu’il cornaque n’est plus premier en francophonie. Reste que l’idée que les formations francophones reconstituent un front commun pour déterminer leur attitude face aux revendications flamandes est une nécessité. A côté de laquelle les Reynders, Milquet, Di Rupo et Javaux ne peuvent absolument pas passer. Qu’on le veuille ou non, l’heure du rendez-vous institutionnel a bien sonné. 

 

 

Commentaires

Michel,

Avant d'en appeler à un front commun des francophones,
demandons nous pourquoi nous en sommes venus là.

En Flandre, la majorité de la population apprend le français et essaye de l'utiliser dans ses contacts avec les francophones.
Pure politesse et un signe indéniable de respect.
(contraire au discours tenu dans les média francophones au sujet des néerlandophones)

En région francophone l'apprentissage du néerlandais est encore toujours considéré comme "une perte de temps".
Ceci est un choix délibéré de sa classe politique francophone.

Par conséquence, lors des contacts avec les néerlandophones, les francophones sont dans l'impossibilité de réciproquer la politesse de leurs interlocuteurs.

Quand alors des groupuscules exigent l'utilisation du francais,
n'est-il pas que normal que les néerlandophones resentent cette attitude comme provoquante ?

Sauver la Belgique et la solidarité nord-sud serait bien plus facile, si les francophones, bruxellois en tête, se mettaient au bilinguisme français-néerlandais.
Un effort, certes, mais pas plus grand que celui livré quotidiennement par les néerlandophones depuis des dixaines d'années.
Un courage, beaucoup de courage de sa classe politique francophone, pour faire une ouverture positive vers les néerlandophones, au lieu de les incriminer.
(transformez l'enseignement vers un bilinguisme total)

Quand on sait que le PS bloque depuis 2001 la mise en oeuvre de la réforme sur le bilinguisme des fonctionnaires fédéraux.
Quand on sait que Bruxelles nomme encore toujours des fonctionnaires dirigéants, qui ne maîtrisent pas les deux langues nationales, comment la conviance peut-elle reigner ?

Peut-être comprenez-vous mieux le ras-le-bol des néerlandophones,
surtout ceux qui ont un contact journalier avec des francophones,
ne maîtrissant pas le néerlandais et pire, par réflex de défense, ayant une attitude dénigrante envers les néerlandophones et le néerlandais.

Comme si on exigerait d'un Japonnais à Tokyo de parler le francais, parcequ'ont maîtrise pas le japonais.

Une solution à long terme pour la Belgique passera par le respect mutuel pour le partenaire, la connaissance de sa langue est un geste fort.
Le refus de sa langue est un geste aussi fort, mais qui mène à la dissolution.

Écrit par : un geste svp | 13/11/2007

Si mes souvenirs sont bons, au début de l'année, monsieur Di Rupo avait proposé des écoles bilingues le long de la frontière linguistique... Cette proposition s'est heurtée à un refus flamand.

Pour travailler en collaboration avec des SPF lors de projets nécessitant la collaboration scientifique d'universités, il me semble que de plus en plus de fonctionnaires et d'universitaires néerlandophones ne parlent plus le français mais s'expriment en anglais.
Pourquoi pas, c'est une manière de faire CHACUN un pas vers l'autre... et de ne pas se sentir humilié de parler la langue de son interlocuteur. Il est tout aussi vrai que beaucoup de scientifiques francophones ne maitrisent pas leur discipline en néerlandais. Ceci étant notamment lié au fait que cette langue a une faible diffusion dans le milieu scientifique international.

Il existe aussi une autre alternative "facile" : chacun parle sa langue, ce qui suppose une connaissance passive de l'autre langue...

Pour rappel, toutefois, il y a 3 (et non 2...) langues nationales.
Que fait-on de la troisième qui est -quand même- plus parlée en Europe que les 2 autres ?

Et si on prenait l'allemand comme langue nationale ?
Hormis nos (arrières) grand-parents, plus personne n'a de ressentiment à l'égard de cette langue... et elle est quand même la plus parlée d'Europe.

Heureux 100.000 germanophones de Belgique...

Écrit par : PourquoiPas | 13/11/2007

L'heure a sonné de ne plus prendre en crédit les blogs de la libre.
Désolé.

Écrit par : Politicus | 13/11/2007

A PourquoiPas , a une certaine époque " pauvre papa" et phrancophone , ne savais déjà pas parler flamand et encore moin l 'allemand ce qui n 'était pas le cas de nos compatriotes du nord ! et c 'est ce qu 'il lui à valu les plus longues vacances de sa vie dans de jolis Stalag tous neuf !!! Combiens du nord du pays peuvent ils en dire autant ?
Que feront c 'est flamands avec leure dialectes quand nous serons
nous phrancophones enclobés probablement avec les français ?
Je n 'ai de ma vie été nationnaliste " quand ont voyent ou cela peut parfois conduire " drapeau et consor très peux pour moi
mais par contre reconnais à des régionts le droit d 'excitance au sein d 'un immance pays que je pourais momer EUROPE .
A part la hollande et quelque pays d 'afrique et surtout l 'afrique du sud " africaaners " pays trés aqueliant à une certaine époque pour tous cet colabos de la dernière heure je ne voye vraiment pas avec qui il vont dialoguer . Ne pas oublier que les jeunes flamands ce détourne d 'année en année et ceci de plus en plus du français .

Écrit par : loulou638 | 14/11/2007

1er constat, les Flamands désirent leur indépendance. Ceci n'est plus une impression car les élections le prouvent. Les séparatistes obtiennent en Flandre 56,98% des votes (CD&V-NVA, Vlaams Belang, Liste Dedecker) et encore je ne compte pas les votes de l'allié du parti socialiste flamand, Spirit, qui est un partie demandant la régionalisation complète de la Belgique et dont les statuts disent que c'est un parti de démocrates libres, flamand, européen, mondial (Je ne vois pas belge...)! Certes, il y a sans doute encore au CD&V des gens qui ne souhaitent pas la séparation mais ils ne sont plus très nombreux.
Et il faut bien constater que tous les partis flamands ont voté la scission de BHV (sauf Groen) ce qui montre bien que, dans les autres partis, il existe une tendance lourde à l'indépendance. "Le sort de la Belgique est dans les mains des séparatistes" dit Vincent de Coorebyter, directeur du Crisp (centre de recherche et d'information socio-politiques)
Ce 1er constat effectué, la tactique des Flamands consiste à essayer d'englober Bruxelles dans leur territoire pour récupérer la capitale dans leur giron lors leur indépendance. Plusieurs actes prouvent cela. Le fait d'avoir pris Bruxelles comme capitale de la Flandre, le fait de vouloir scinder BHV ce qui couperait Bruxelles de la Wallonie ou encore le fait de retirer petit-à-petit les facilités des 6 communes qui en bénéficient.
Entretemps, puisqu'ils savent que cela prendra du temps, ils essayent de régionaliser tout ce qui est intéressant pour eux (sécurité sociale, politique du travail, etc..) et de garder au fédéral ce qui ne l'est pas (pensions, etc..) en exigeant une grande réforme institutionnelle qui leur serait uniquement favorable. Cela, espèrent-ils, incitera de plus en plus de francophones à réagir favorablement à leur future demande d'indépendance, ou, encore mieux de leur point de vue, cela obligera les francophones à demander la séparation du pays. Il est bien évident que se séparer d'un commun accord est plus intéressant que de devoir faire des concessions importantes pour obtenir l'indépendance unilatéralement.
Alors, la seule chose à faire est de refuser obstinément les demandes flamandes de grande réforme de l'Etat pour les obliger à sortir du bois plus rapidement que ce qu'ils voudraient et d'exiger des contreparties sérieuses pour accepter leur demande. Je pense ici à l'élargissement de Bruxelles pour que les 2 régions francophones soient mitoyennes.
Une fois que la Flandre deviendra un pays de plein droit, et je leur souhaite de réussir dans l'avenir, il faut encore savoir ce que l'on va faire. Plusieurs solutions sont envisageables. 1) Bruxelles et la Wallonie forment la nouvelle Belgique. 2) Bruxelles prend son indépendance et la Wallonie prend la sienne (séparément donc). 3) Bruxelles, la Wallonie et le Luxembourg forment une nouvelle entité. 4) Bruxelles et la Wallonie se rattachent à la France. D'autres solutions existent mélangeant ces possibilités, par exemple l'indépendance de Bruxelles et le rattachement de la Wallonie à la France mais il faut bien se limiter. Je vais reprendre ces 4 hypothèses. 1) Solution crédible mais pas ma préférée. Bruxelles sera plus riche puisque les Flamands qui y travailleront (plus dans les administrations mais bien dans les entreprises privées) payeront leurs impôts chez nous et que des postes se libèreront pour Bruxellois et Wallons. Moins de problèmes dans la Justice puisqu'on n'exigera plus ce bilinguisme délirant des magistrats. Cela dit, vu le nombre élevé de chômeurs dans cette nouvelle Belgique, nous passerons par une phase de moindre conjoncture. Bah, pourquoi pas! 2) Pas top pour la Wallonie mais excellent pour Bruxelles qui récupèrera en plus les impôts des Wallons travaillant à Bruxelles. Et qu'on arrète de dire que ces 2 entités sont trop petites, le Luxembourg compte dans les 400.000 habitants et est le pays le plus riche de l'Union Européenne (pas sûr mais en tout cas dans le top 3) et je ne parle pas de Monaco... 3) J'ai parfois entendu cette demande mais je ne pense pas que nos amis luxembourgeois soient d'accord. A examiner tout de même, on ne sait jamais. 4) Ces 3 premières hypothèses diminueraient néanmoins notre influence dans le monde qui n'est déjà pas bien grande. Le rattachement à la France par contre l'augmenterait sensiblement. Et ce n'est pas le seul intérêt. Notons d'abord que la France nous accueillerait bien volontiers, si pas par solidarité amicale (quoique), du moins par augmentation de son territoire et de sa population. Ensuite, nous serions dans un pays francophone ce qui nous permettrait d'apprendre des langues utiles (et pourquoi pas le flamand) non pas par obligation mais par envie. Nous ferions partie d'un grand pays, de riche culture, dont nous pourrions être fiers. Bien sûr, il ne faut pas idéaliser, ce pays a des défauts mais lequel n'en a pas. A ceux qui n'aiment pas Sarkozy, je dirai regardez Leterme et comparez...et puis les prochaines élections peuvent changer la donne.
En conclusion, je dis qu'il ne faut plus se voiler la face et se cacher la tête dans le sable (c'est la même chose). Il ne faut plus se coucher devant la Flandre et son idée obsessionnelle d'indépendance. Il ne faut plus croire qu'on ne pourrait pas s'en tirer sans elle. C'est faux! Et discutons des diverses possibilités qui s'offrent à nous sans en occulter aucune. Nous serons plus forts, plus fiers de nous et plus heureux en regardant la vérité en face qu'en espérant des choses impossibles.
Merci de m'avoir lu et j'attends vos commentaires (et bonne chance à nos pas-ennemis flamands pour la suite).

Écrit par : tomsch | 15/11/2007

Tous ça est bien joli et approuve vos propaus tomsch , seul ombre
au tableau , il faudra faire ceinture pendant un petit temps ,fini
parir 3 fois par ans en vacance et surtout l 'accès avec tellement de facilliter à tous c'est prèts accordé , pour la moindre de nos envies , moi je ne vous cache pas ça ira , je fais
depuis si lomptant ceinture que cela ne me changera pas beaucoups
Mais pour tous les autres " les assister "?
Enfin ,comme nous sommes en Europe nous aurons certainement droit au aides prévues , comme en son temps l Irlande et la Slovaquie .
Naturellement c 'est riches flamands eux , n 'aurons le droit à rien , j 'espère !

Écrit par : loulou638 | 15/11/2007

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