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08/11/2007

La Flandre, une majorité opprimée ?

Edito

La Libre Belgique

Par Michel Konen

 

La démocratie n'est pas simplement la loi de la majorité, c'est la loi de la majorité respectant comme il convient le droit des minorités".
  • Le mot est de Clément Attlee, homme politique britannique. La phrase prend tout son sens aujourd'hui en Belgique.

 

Pour la première fois, dans l'histoire du pays, le face-à-face s'est conclu par la volonté d'une communauté linguistique d'imposer ses vues à l'autre communauté linguistique. La Flandre a fait usage de sa force numérique, de toute sa force numérique, y compris l'extrême droite fasciste du Vlaams Belang, pour signifier aux francophones que l'heure n'était plus à la négociation.

C'est déplorable ! La Flandre, celle qui tient un discours triomphant, se comporte comme si elle était une majorité opprimée, peu sûre d'elle-même, inquiète de son avenir, entourée d'ennemis. Sans l'usage des armes - heureusement -, elle veut, comme les Serbes en Bosnie, un territoire "linguistiquement" pur.

Hier, d'une manière pathétique, la forte Flandre a montré sa faiblesse. Car, que va-t-il se passer maintenant ?

Rien !

Rien. La Flandre, en choisissant la confrontation, a brûlé sa seule cartouche. Le pistolet est vide désormais. Durant de longs mois, cette proposition de loi va s'étioler dans le maquis des procédures parlementaires. Et aucun gouvernement ne verra le jour sans que cette question n'ait été préalablement réglée, autrement, lors de la négociation pour sa constitution. Pas de panique, donc !

La Belgique n'a pas cessé d'exister hier. Il est plus que jamais urgent que les priorités socio-économiques soient enfin prises en compte. Car l'absence de gouvernement commence à produire des effets néfastes pour les entreprises, pour les citoyens. Sans parler de notre image à l'étranger qui ne va pas s'améliorer avec cette tragi-comédie.

Paradoxalement, cette péripétie parlementaire va peut-être faciliter la mission du formateur Yves Leterme désormais débarrassé de cette épine institutionnelle. Il va pouvoir se concentrer sur la formation d'une orange bleue qui n'aura plus le communautaire comme priorité. Car, à entendre les premières réactions, y compris francophones, Leterme pourrait rester en piste.

Mais ce vote laissera des traces profondes. La Flandre a abusé de sa force. La méfiance devient la norme !

Commentaires

Effectivement, y'a pas de quoi rassurer la communauté d'expatriés vivant ici, qui, surtout s'ils sont "des petits nouveaux", se demandent dans quel monde de fous ils sont tombés...

Franchement si c'était mon pays, j'aurais peur.

Ce que je ne comprends pas, pourquoi ne pas déclarer cette région-là bilingue (cela se fait dans d'autres pays, dits "fédéraux"), et qu'on n'en parle plus !... le problème serait tellement simple à régler, pour autant qu'on veuille bien laisser ses petites susceptibilités de côté...

Écrit par : Swiss cheese | 08/11/2007

Quelle arrogance, cette édito! Indécemment et malpropre, tout simplement.

Écrit par : abc | 08/11/2007

Je précise que je suis Belge d’origine wallonne, francophone, bilingue et plus attaché à la raison qu’à une structure, fût-elle étatique.
Je travaille depuis toujours dans des teams bilingues et je m’en félicite. J’ai autant de copains flamands que francophones et c’est une richesse.
Je constate toutefois chez mes contacts et mes copains flamands une nette dérive « nationaliste » depuis un ou deux ans, qui s’est nettement accélérée depuis la dernière campagne électorale. Au point que tout échange d’arguments est devenu impossible. Il y est aussitôt répliqué par des slogans. Les Flamands dans leur grande majorité réagissent aujourd’hui comme les supporters d’une équipe de foot. Bonne chance leur expliquer que leur équipe n’est pas la seule valable ! Si vous expliquez (surtout aux plus jeunes) que la prospérité flamande actuelle doit beaucoup aux aides wallonnes durant plus de cent ans, que la Flandre a reçu de la Belgique bien plus que la Wallonie, vous faites l’effet d’un Martien débarquant sur terre. Comment quelqu’un peut-il feindre d’ignorer qu’un Flamand est congénitalement supérieur ! De toute éternité, pour toute éternité.
Les appels à la raison des partis francophones ont quelque chose de pathétique ; d’un côté, l’Histoire nous démontre que la soumission des dominés accentue l’expression de force chez les dominants ; elle nous démontre aussi que la résistance des dominés accentue le besoin de domination chez les dominants. Entre deux maux, le quel choisir ? Nul n’ose le dire, mais une éventuelle scission du pays ne se ferait dans le consensus (quid de la périphérie où un État flamand supprimerait aussitôt les facilités ? quid des Fourons ? quid de Bruxelles ?) Oublie-t-on que la flamme de braves supporters engendre le hooliganisme ? Si scission il y a, elle engendrera des morts et des destructions. Il faut le regarder en face !
Comment ramener des supporters à la raison ?
A bien connaître les Flamands, je peux affirmer que leur principal point vulnérable est… le portefeuille. Qu’un mot d’ordre circule : plus un Francophone sur la Vlaamse Kust aussi longtemps qu’on n’en est pas revenu à la raison. S’il le faut, établissons une liste des produits made in Flanders et boycottons-les. Peut-être la pression populaire sur les dirigeants politiques pourra-t-elle dès lors inverser le cours des choses.
Peut-être…

Écrit par : captain ad'hoc | 08/11/2007

Ce qui me choque profondément c'est la mascarade du MR et du CDH qui criaient sur tous les toits que s'il y avait vote, ils quitteraient les négociations et que Leterme n'aurait plus qu'à aller se rhabiller. Et qu'apprend-t-on ? Qu'il n'en est rien !

Permettez-moi l'expression, mais on se fout de notre gueule !!! Ce n'est pas aux MR et CDH à décider seuls de l'avenir institutionnel de la B. ni du sort des francophones.

Écrit par : François Collette | 08/11/2007

La réaction des politiques francophone me stupéfie. On croirait revoir Dalladier et Chamberlain (Surtout Chamberlain d'ailleurs car Dalladier se faisait moins d'illusions). On pense déja à rediscuter dans quelques jours. Bientôt on reviendra de Munich avec les assurances d'un respect retrouvé...

Ouvrez les yeux. La tendance de fond depuis des années - elle était déja perceptible à la fin des 80's quand j'étais élève à l'école militaire - est au durcissement de toutes les composantes de la société flamande autour des thèses du Vlaamse beweging. Aujourd'hui, vous avez en face de vous les produits de ce durcissement : des De Wever, Leterme, De Crem... Et derrière eux, il y a leurs électeurs. Arrêtons l'opium. Le problème n'est pas dû aux seuls politiciens. Il y a des gens qui les élisent, sur leurs thèses. Pour eux, électeurs et politiques, il est légitime d'humilier les francophones, de fouler leurs droits aux pieds. Pire, ils y trouvent sans doute une certaine jouissance. Et il y a en tout cas une indifférence totale au préjudice que peuvent subir les francophones, et ce même sans gain pour la Flandre.

Peu prennent leurs distance. Depuis hier je n'ai entendu qu'une seule personne sensée : cette jeune parlementaire Groen!.

La réponse : lénifiante. On endort le citoyen en lui chantant "il faut recontruire le dialogue"... Arrêez d'accepter par avance l'idée de la défaite, elle en sera moins certaine.

Écrit par : Phil | 08/11/2007

@ Phil : tout à fait d'accord avec vous !

Écrit par : François Collette | 08/11/2007

Absolument d'accord avec Phil !

L'ambition personnelle de Reynders lui embrume l'esprit. Depuis le début, il oscille entre la fermeté dont son intelligence lui dit qu'elle est la seule issue digne, et la soumission dont les Flamands lui font comprendre qu'elle est le gage de l'assouvissement de son envie forcenée de pouvoir.

Certes, personne ne prenait trop au sérieux des rodomontades à géométrie variable de Maingain, qui jurait que la terre s'arrêterait de tourner si les Flamands osaient... Mais de là à poursuivre les négociations pratiquement comme si de rien n'était, c'est indigne !

Soit Leterme a approuvé le vote en commission, et il n'est plus qualifié pour devenir premier ministre (mais dans ce cas quel Flamand l'est encore, à part un écolo ?)

Soit Leterme n'a pas approuvé et son parti est passé outre son opinion, et dans ce cas il n'est plus crédible puisque son propre parti ne le soutient que comme la corde soutient le pendu.

Écrit par : Luc | 08/11/2007

Incroyable, cette incapacité à ne pas vouloir comprendre ce que veulent les Flamands, les procès d'intenstions, les mensonges sélectifs (ou est-ce le refus).

Révélateur aussi que tous l'argumentaire francophone (sauf quelques exceptions) se résume tant à cela, et à un analyse complètement égoiste qui ne prend en vu que les privilèges des francophones, et JAMAIS les droits des Flamands, ni une lecture de TOUS les règles européens.

Du coté flamand, il y a toujours une majorité qui veut maintenir le pays, mais ce refus francophones et l'insistance à maintenir ces rivilèges les rends de plus en plus difficile d'oeuvrer pour cela!

Pour plus de détail, voir sur notre site www.woordhouden.be, et plus pariculièrement notre dossier Média-mensonges.

Rudi Dierick
secrétaire politique du OVV

Écrit par : Rudi Dierick | 08/11/2007

Permettez moi d´utiliser votre texte de base.

La démocratie n'est pas simplement la loi de la majorité, c'est la loi de la majorité respectant comme il convient le droit des minorités".
observation : dommage qu´on ná pas utilisé cet argument de Mr. Attlee pendant les 150 premières années de la Belgique.

Pour la première fois, dans l'histoire du pays, le face-à-face s'est conclu par la volonté d'une communauté linguistique d'imposer ses vues à l'autre communauté linguistique.
Observation : la Flandre a démocratiquement résolu un problème sur son propre territoire comme il convient à une région autonome.

La Flandre a fait usage de sa force numérique, de toute sa force numérique, y compris l'extrême droite fasciste du Vlaams Belang.

Observation : que le Vlaams Belang a participé au vote ne signifie rien du tout, vu que touts les grands partis flamands ont voté pour. Considérer le Néerlandais comme langue officielle en Flandre serait un acte fasciste ?

C'est déplorable ! La Flandre, celle qui tient un discours triomphant, se comporte comme si elle était une majorité opprimée, peu sûre d'elle-même, inquiète de son avenir, entourée d'ennemis. Sans l'usage des armes - heureusement -, elle veut, comme les Serbes en Bosnie, un territoire "linguistiquement" pur.
Observations : ces procès d´intention sont intéressants, mais rien de plus. Dans ce contexte, pourquoi les Francophones, tellement plus "ouverts" au monde que les Flamands ne décrètent pas unilateralement le bilinguisme en Wallonie, pour donner un bel exemple?

Rien. La Flandre, en choisissant la confrontation, a brûlé sa seule cartouche. Le pistolet est vide désormais. Durant de longs mois, cette proposition de loi va s'étioler dans le maquis des procédures parlementaires. Et aucun gouvernement ne verra le jour sans que cette question n'ait été préalablement réglée, autrement, lors de la négociation pour sa constitution. Pas de panique, donc !
Observation: là vous avez raison, la Belgique est construite de telle manière que la majorité démocratique n´a plus aucune valeur.

La Belgique n'a pas cessé d'exister hier. Il est plus que jamais urgent que les priorités socio-économiques soient enfin prises en compte. Car l'absence de gouvernement commence à produire des effets néfastes pour les entreprises, pour les citoyens. Sans parler de notre image à l'étranger qui ne va pas s'améliorer avec cette tragi-comédie.
Observation : notre image à l´étranger est heureusement une image d´une Belgique maintenu debout par la Flandre, si non l´image ne serait si belle.

Paradoxalement, cette péripétie parlementaire va peut-être faciliter la mission du formateur Yves Leterme désormais débarrassé de cette épine institutionnelle. Il va pouvoir se concentrer sur la formation d'une orange bleue qui n'aura plus le communautaire comme priorité. Car, à entendre les premières réactions, y compris francophones, Leterme pourrait rester en piste.
Observation: là vous avez peut-être aussi raison.

Mais ce vote laissera des traces profondes. La Flandre a abusé de sa force. La méfiance devient la norme !
Observation: hier la Flandre, quand elle a vu ses ongles, s´est réalisée pour la première fois qu´elle n´était plus un chat mais si un lion. Excusez-moi, vous ne devez pas aimer cette blague.

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Écrit par : Raymond Kamiel | 08/11/2007

Beste Michel,

Weet u wat het Nederlandse woord 'stemmingmakerij' betekent? Wel, dat is precies waar u mee bezig bent. Hoe haalt u het in godsnaam in uw hoofd om België, excuseer: de Vlamingen, te beschuldigen van etnische zuivering? Dat getuigt van ofwel manifeste kwaadwilligheid (en dan kunnen we net zo goed u beschuldigen van Balkan-politiek), ofwel van groteske domheid. Het waren niet de Tsjetniks en de Ustasa die aan het moorden sloegen in Joegoslavië, weet u, noch in 1941, noch in 1991, het waren journalisten en politici die al te graag met het grote gelijk schermden. Waarop is het nog wachten dan? Op een Franstalige Milosevic die op het Kosovo Polje trots uitroept: 'U zal geen haar meer gekrenkt worden' (u weet ongetwijfeld waarover ik het heb), en u die dat dan breed bejubelt in de krant? Laat ons hopen van niet...

Écrit par : Peter | 08/11/2007

Gelooft u nu echt dat verfransing geen probleem is in Vlaanderen ? Als je in een hospitaal niet eens in je eigen taal geholpen kan worden, niet eens verstaat of verstaanbaar kan maken wat er mis is ... Minimaliseer aub niet deze gevolgen !

Verder lijkt het me ook dat 3.5/10 Belgen die ingaan tegen 6/10 door halsstarrig alles te weigeren ook niet direct een vorm van democratie is.

Écrit par : Pierre | 08/11/2007

Allez, selon Michel Konen, la Flandre voudrait donc "comme les Serbes en Bosnie, un territoire "linguistiquement" pur."

C'est avec ce genre d'horribles suggestions mensongères qu'il espère regagner le coeur de tous ces Flamands qui préfèrent maintenir la Belgique?

Écrit par : Rudi Dierick | 08/11/2007

Si l'irrationnel permet encore au rationnel d'intervenir, la Belgique peut continuer. Espérons.
Mais en flamand devenu francophone, je veux dire pourquoi l'attitude flamande actuelle me paraît inadaptée et injuste.
Que la prospérité alterne du sud au nord, et qui sait demain du nord au sud, est une réalité que l'on peut juger légitime ou anormale... Soit.
Mais croire que de ce fait les gens du sud seraient moins bons, et donc ne pas reconnaître que le nord profite à son tour de la Belgique, c'est cela qui est grave. Mettre la faiblesse relative de la Wallonie sur le compte des socialistes wallons est un prétexte bien facile pour exonérer les responsables nationaux (surtout flamands) qui ont amené le pays là où il est. Le cliché "Wallon fainéant, Flamand travailleur" est faux comme tous les clichés. Mais qu'un grand nombre de Flamands y croient, cela est grave et dit beaucoup sur les carences des intellectuels flamands. Le pire, c'est que des Wallons finiraient par le croire. Voyant l'état des liaisons ferroviaires , ou des routes par exemple on pourrait se dire qu'en effet les Wallons sont moins propres ou moins organisés, etc. Et on oublie de ce fait que l'argent n'est pas disponible au prorata des Kms mais au prorata de la population. Et reste à voir si ce n'est pas plus défavorable encore. Un stéréotype qui s'impose ainsi à sa victime est le signe d'une action perverse. Ceux en Flandre qui en sont conscients et se taisent sont les pires ennemis... des gens qui veulent simplement vivre en paix! Les autres, intoxiqués, bientôt fanatisés, ne sont que les outils de cette perversion mentale.
Les francophones de ce pays ont besoin d'avoir confiance en eux. Wallons, ne comptez plus trop sur vos voisins flamands. Soyez fiers car vous êtes au moins aussi bons qu'eux.

Écrit par : Adrien | 08/11/2007

C'est quelque peu provoc des commentaires en flamand sur ce blog francophone. Je n'imagine pas pouvoir émettre un commentaire en frzançais dans un journal flamand.

Écrit par : François Collette | 08/11/2007

Monsieur Konen, votre éditorial est très intéressant. Mais vous multipliez les contradictions. Vous dites d'abord que "aucun gouvernement ne verra le jour avant que BHV soit réglé, autrement, lors de la négociation pour sa constitution". Puis, vous expliquez quelques lignes plus loin que "cette péripétie parlementaire va faciliter la tâche de Leterme. Il va pouvoir se concentrer sur la formation d'une orange bleue qui n'aura plus le communautaire comme priorité". Vous nous expliquez aussi que le vote à la Chambre "laissera des traces profondes" mais vous parlez de "péripétie parlementaire".

Écrit par : Amaury | 08/11/2007

Juste une petite proposition à nos parlementaires bruxellois: puisque la Flandre vient d'instaurer la loi du plus grand nombre, inutile de poursuivre avec des ministres bruxellois néérlandophones. Ils ne représentent pas 15% de la population. Dehors Mme Grauwels, dehors les autres. On peut éventuellement garder Pascal Smet, il a l'air de bien faire son boulot.

Écrit par : Philippe | 08/11/2007

Je souhaiterais réagir au commentaire relatif à la "francisation" qui serait un problème en Flandre...

Je tiens à dire que je ne me sens absolument pas responsable de ne pas connaître le Néerlandais pour la simple et bonne raison que depuis mon enfance - j'ai 40 ans et suis originaire d'une petite ville frontalière de la France - jamais les conditions n'on été créées pour me permettre de l'apprendre.

Vous me direz alors, comment se fait-il que les flamands, eux, le parlent? D'abord, ne généralisons pas, tous ne le parlent pas. Je serais curieux de connaître la proportion de flamands parlant le français au nord de Turnhout. Sans refaire l'histoire politique et économique et sociale de ce pays, je résumerai très fortement en disant que la connaissance du néerlandais n'a jamais été une question vitale pour un francophone. Il serait intéressant de connaître le solde migratoire depuis la naissance du pays entre la Flandre et la Wallonie. Il n'y a aucune condescendance dans mes propos. Il est aussi un fait, tout simplement, que le rayonnement du néerlandais n'est pas comparable à celui du français. Le néerlandais est parlé par environ seize millions de Néerlandais, six millions de Belges, et dans quelque ancienne colonie des Pays-Bas. Les Francophones, eux, seraient un peu plus de 175 millions. Je vous invite à lire le rapport suivant pour un état des lieux (http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-info/i3693.asp#P216_17375).
C'est un raccourci, mais qu'on le veuille ou non, ceci explique cela.
Dès lors, les seuls responsables de cet état de chose ne sont pas à chercher du côté de monsieur ou madame tout le monde, infirmière ou médecin, qui ont déjà bien assez à faire avec le propre vie. Il serait bien plus intéressant de chercher du côté de ceux qui, tant du nord que du sud, n'ont jamais voulu créer les conditions où chaque citoyens auraient été éduqué naturellement depuis le berceau, j'insiste sur le terme naturellement, dans les deux langues du pays. Cela pour d'évidentes raisons, conscientes ou non, de mainmise sur le pouvoir.
Les responsables sont à chercher du côté de ceux tant du nord que du sud qui ont eu ce pouvoir de voter des lois et de les faire appliquer, mais ne l'ont pas faits.

Alors, je peux comprendre la frustration d'un néerlandophone - ou d'un francophone, pourquoi pas - ne parvenant pas à se faire comprendre d'un médecin ou d'une infirmière dans son "propre" pays. Mais ne vous en déplaise, ces derniers ne sont pas à blâmer.

En ce qui me concerne, si l'on veut que j'apprenne le néerlandais que l'on crée les conditions pour qu'il en soit ainsi. J'en serais très heureux. Tant que cela ne sera pas le cas, je n'éprouverai aucun sentiment de culpabilité. Ma vie familiale me prend déjà plus de temps qu'une journée ne peut m'offrir. Il en est certainement de même en Flandre.

Pour conclure, je dirais, Monsieur, que tant vous que moi sommes les acteurs/spectateurs malgré nous d'enjeux qui nous dépassent.
Libre à nous de nous laisser prendre au piège ...


Cordialement.

Écrit par : Pietro P. | 08/11/2007

Oui les partis francophones font d'une façon incroyable marche arrière en acceptant que Leterme soit toujours formateur alors qu 'ils juraient leurs grands dieux qu 'en cas de vote flamand pour la scission ils se retiraient de la négociation comme l'a maintes fois déclare Mangain!!
Non Leterme doit démissionner car comme le soulignait le rédacteur en chef du " het laatste Nieuws" sur les antennes de la RTBD ce midi il a subi par deux fois un échec important et prouvé son incapacité à s'élever aux dessus des partis et surtout de ses partenaires d'extrême droite!!
On attend aussi une initiative royale en ce domaine!!!

Écrit par : vayhair | 08/11/2007

En lisant les commentaires (francophones, je suis française et même si j'apprends actuellement le néerlandais je ne connais que les mots les plus simples), je me demande si la Belgique n'est pas déjà bel et bien enterrée dans l'esprit de nombre de ses citoyens. :-(

Écrit par : Karine | 08/11/2007

Très personnelement, je n'y crois plus. Je pense que nous (les francophones) avons été aveugle pendant 40 ans. En fait les flamands nous déteste, le comportement de leur représentant à la chambre ce mercredi l'a prouvé. Le Spa et le Vld, derniers espoirs démocrate en flandres, ont préférés voter avec la NVA et surtout le VB plutôt que de s'abstenir, choix au combien plus honorable.
Je pense qu'ils faut les laisser gourverner, ils sont majoritaire, ils nous le font savoir, pas de problème, qu'ils y aillent. Oh il faut des francophones pour faire un gouvernement, ça c'est bête, Messieurs les flamands, rappelez vous, la guerre en ex-yougoslavie a également commencé par un vote, majorité Serbe contre minorité Croate. Ils avaient aussi plein de "bonnes" raisons. J'ai retiré mon drapeau belge de ma fenêtre, il n'y a plus sa place.

Écrit par : olivier | 08/11/2007

• Monsieur Michel Konen, informez vous mieux avant d'écrire n’importe quoi ! D'abord en ex-Yougoslavie, les sécessionnistes étaient la Slovénie et la Croatie. En ex-Yougoslavie, on parlait serbo-croate en Croatie, Bosnie, Serbie et au Monténégro. Aujourd'hui, cette langue s'appelle croate en Croatie, serbe en Serbie, monténégrin au Monténégro (depuis octobre 2007) et en Bosnie les Serbe parlent serbe, les Croates parlent croate et l'ex- nation Musulman (M majuscule - après la guerre ils sont devenus Bosniaques) ont inventé une nouvelle langue bosniaque avec beaucoup de mots turque et arabe que les Serbe et les Croates refusent d'apprendre. Donc, je ne sais pas de quelle territoire "linguistiquement" pur" en bosnie vous écrivez.

Écrit par : Svjetlana | 08/11/2007

Monsieur Michel Konen, informez vous mieux avant d'écrire n’importe quoi ! D'abord en ex-Yougoslavie, les sécessionnistes étaient la Slovénie et la Croatie. En ex-Yougoslavie, on parlait serbo-croate en Croatie, Bosnie, Serbie et au Monténégro. Aujourd'hui, cette langue s'appelle croate en Croatie, serbe en Serbie, monténégrin au Monténégro (depuis octobre 2007) et en Bosnie les Serbe parlent serbe, les Croates parlent croate et l'ex- nation Musulman (M majuscule - après la guerre ils sont devenus Bosniaques) ont inventé une nouvelle langue bosniaque avec beaucoup de mots turque et arabe que les Serbe et les Croates refusent d'apprendre. Donc, je ne sais pas de quelle territoire "linguistiquement" pur" en Bosnie vous écrivez.

Écrit par : Svjetlana | 08/11/2007

Chère Svjetlana, s'agissant de la Bosnie, hélas, ce n'était pas de "linguistiquement" pur mais "d'ethniquement" pur qu'il s'agissait. Avec les massacres que l'on connaît.

Écrit par : Michel Konen | 08/11/2007

Chère Svjetlana, s'agissant de la Bosnie, hélas, ce n'était pas de "linguistiquement" pur mais "d'ethniquement" pur qu'il s'agissait. Avec les massacres que l'on connaît.

Écrit par : Michel Konen | 08/11/2007

Comparer le rayonnement du néerlandais à celui du français (qui en ce moment rayonne surtout en Afrique dans les ex-colonies)n´intervient pas dans ce débat. Nous parlons d´un pays bien défini avec 2 (3) langues nationales et de la volonté des citoyens de les apprendre dans un contexte de civisme et de réciprocité. Si le (éventuel) rayonnement serait un critère valable, alors il faudrait pondèrer peut-être d´étudier la 3me langue nationale, l´allemand, qui a probablement plus d´utilisateurs en Europe que le français.

Écrit par : Raymond Kamiel | 08/11/2007

Quel est donc ce pays où toutes les décisions, aussi importantes soient-elles, sont prises sans consultations aucune de son peuple. Côté francophone, côté flammand : même combat !
On nous dit qu'il FAUT une grande Europe, et on est pas foutus de faire une petite Belgique... Pitoyable ! Belgique : seule "démocratie" au monde à n'avoir pas de gouvernement depuis 5 mois. Pour travailler des 2 côtés de la frontière linguistique, je peux vous affirmer ici, qu'à de très très rares exceptions près, notre situation politique n'est en rien due à la demande du peuple mais plutôt à l'avidité de nos hommes et femmes politique qui n'ont d'autre but que de conserver leur fauteuil et leurs nombreux avantages. Plus de 50 ministres pour notre pays, n'est-ce pas risible... ? Et que dire au vu de leurs brillants résultats !!! En Belgique, on fait la révolution dans tous les cafés. Tout le monde en a marre... et personne ne descend dans l rue !!! Est-ce normal ? Nous avons eu 150 jours pour exprimer à nos dirigeants notre "mécontentement" quant à leurs atermoiements et nous n'avons rien fait ! Du tout ! A force de vivre comme des moutons, faudra pas s'étonner de finir "tondus" !
S'il vous plaît, vous les gens de la presse, vous avez les moyens de faire bouger les choses... Vous avez les moyens de faire connaître et, même mieux, comprendre à nos concitoyens tous les enjeux de la période insupportable que nous vivons aujourd'hui. En allant aux urnes en juin dernier, aucun belge digne de ce nom ne s'est imaginé ce qu'il se passe aujourd'hui... Pas même, j'en suis certain, les plus extrêmes d'entre-nous !!!
Le système électoral belge est archaïque, voire obsolète. On dirait un grand jeu de "chaise musicale" ! C'est toujours les mêmes qui s'assoient, mais dans des fauteuils différents. Est-il acceptable dans une démocratie, qu'un, ou plutôt une, ministre de l'éducation, puis de la justice ne démissionne pas après tous les dysfonctionnements survenus dans ces mandats respectifs et, pire, qu'elle clame haut et fière qu'il n'est pas question qu'elle démissionne ? Normal : Que peut-elle faire d'autre, elle qui ne connaît même pas le prix d'1 pain et d'1 litre d'essence ? Non : elle fait partie d'un parti qui la chérit et qui la protège, forte des voix qu'elle représente... ! Allons plus loin : Imaginons qu'un citoyen ait une vraie vision politique, un vrai programme, qu'il soit charismatique et que ses idées soient viables, jamais il ne pourrait se présenter lui-même aux élections. Non, il devrait s'inscrire dans un parti et bien sûr on voterait pour le chef de ce parti. Elle est belle notre démocratie !!!!!

Écrit par : Didier Kohn | 08/11/2007

Question adressée a Raymond Kamiel et autre "proscissions" a propos de la phrase suivante :

Sans l'usage des armes - heureusement -, elle veut, comme les Serbes en Bosnie, un territoire "linguistiquement" pur.

Ma question est en quoi est-ce faux selon vous? Que représente cette scission si ce n'est un simple nettoyage linguistique?

Elle ne fait que modifier les droits des francophones, et n'a théoriquement aucune influence sur les droits de flamands. En quoi est-ce nécessaire pour les flamands que les francophones ne puissent plus utiliser leur langue?

Est-ce pour faire vivre les interprètes?
Est-ce pour éviter d'entendre autour de sois des gens parler dans cette horrible langue qu'est le francais?
Est-ce pour une simple nettoyage linguistique?

Écrit par : Semira Dupont | 08/11/2007

Réponse à Semira Dupont: c'est faux à plusieurs niveau:
1. Les Serbes ont purifié ethniquement (et pas linguistiquement car en majorité, il s'agissait des gens qui parlait la même langue).
2. Ensuite, c'est faux aussi dans le sens que ce que demandent les Flamands, ce n'est rien d'autre de ce qui est la norme partout aileurs en UE, c.a.d. respect pour la langue officielle, rien de plus, ni moins. Il n'y a donc pas le moindre demande concernant l'usage des langues dans la vie privé, contraire à ce qui est souvent dit dans la presse et des forums francophones.

Écrit par : Rudi | 08/11/2007

Réponse à Semira Dupont: c'est faux à plusieurs niveau:
1. Les Serbes ont purifié ethniquement (et pas linguistiquement car en majorité, il s'agissait des gens qui parlait la même langue).
2. Ensuite, c'est faux aussi dans le sens que ce que demandent les Flamands, ce n'est rien d'autre de ce qui est la norme partout aileurs en UE, c.a.d. respect pour la langue officielle, rien de plus, ni moins. Il n'y a donc pas le moindre demande concernant l'usage des langues dans la vie privé, contraire à ce qui est souvent dit dans la presse et des forums francophones.

La scission veut seulement dire que les Francophones qui se sont installé en Flandre peuvent toujours voter sur des listes francophones s'ils le veulent (contraire la propagande aussi, voir sur http://www.woordhouden.be/?q=node/164) mais qu'ils ne peuvent plus voter sur des candidates Wallons et de Bruxelles (plus de vote extraterritorial donc, privilège dont ne bénéficient pas les Flamands).

Écrit par : Rudi | 08/11/2007

Depuis le mois de Juin, j'en suis arrivé à me dire "Tout sauf la Belgique". Même si ma famille est d'origine flamande, je me sens wallon, européen, francophone, mais belge... Non, c'est fini...
Désolé...

Écrit par : jacques | 08/11/2007

"La Flandre, celle qui tient un discours triomphant, se comporte comme si elle était une majorité opprimée, peu sûre d'elle-même, inquiète de son avenir, entourée d'ennemis."

Chers amsi, wallons. Etant flamand vivant à Overijse je tiens à partager avec tout les lecteurs francophones ici sur ce site que effectivement les flamands sont inquiets. Je suis inquiet de ne plus être capable -dans 30 ans- de parler ma langue maternelle avec mes petits enfants, je suis inquiet de ne plus être capable d'acheter un journal flamand dans mon village quand la dernière librairie a été francophonisé, je suis inquiet que mes petits enfants seront obligé de commander un pain en français cher le boulanger ...

Honêtement, vous ne vous rendez pas compte que les flamands dans la périphérie se sentent comme une minorité opprimée. C'est simplement une question d'une grande culture française/francophone qui repousse une plus petite culture flamande. Je comprend que les francophones sont moins motivé pour apprendre le flamand que l'inverse. Inversément les francophones doivent comprendre que nous sommes obligé de prendre des mesures assez stricte afin de protéger notre culture. Tout le monde tiens à ces racines et ceci n'a rien à voir avec du nationalisme ou fascime.

D'ailleurs regardons les français, qui ressentent la pression de la culture américaine. Ils subventionnent leur cinéma, obligeent les chaines radios de jouer minimum x% de chansons françaises etc... ceci peut paraitre rédicule, mais c'est le seul moyen de se protéger contre une plus grande culture.

Donc oui, la flandre dorme une majorité numérique, mais nous sommes également une minorité culturelle qui essaye de se défendre démocratiquement contre cette invasion culturelle francophone et américaine.

Écrit par : jordi (Overijse) | 08/11/2007

A Rudi:
Ok pour le premier point.
Pour le deuxième:
ils veulent la norme. Très bien. Je serais aussi la première personne a lutter contre une loi anormale (au sens hors norme) qu'on m'imposerait mais uniquement si cette loi m'était nuisible. Or j'ai encore toujours du mal à comprendre en quoi avoir un arrondissement unique pour BHV est nuisible aux flamands. C'est simplement une "facilité" pour les francophones et non une contrainte pour les néerlandophones.

Écrit par : Semira Dupont | 08/11/2007

Monsieur le rédacteur en chef,

la Wallonie a toujours -depuis 1830- été "un territoire "linguistiquement" pur" et elle continuera à l'être mais quand la Flandre démande une telle chose vous vous mettez à deux pattes.

Remarquez aussi que dans la Constitution Belge il y a bien marqué que tous les Belges sont égaux dévant la loi. Hors, vous trouvez que les francophones dans la périphérie de Bruxelles méritent des droits spéciaux. Ca met à une échelle plus basse tant les néerlandophones qui habitent en Wallonie que les francophones qui habitent par example la province d'Anvers.

Voilà la simple raison pour la quelle la scission de BHV était nécessaire. Continuons maintenant sur le même trajet parce que personnen n'a jamais demandé l'arrêt de la solidarité. Continuons maintenant sur le même trajet où des millions d'euros vont de la Flandre à la Wallonie, le trajet où les policiens Wallons peuvent continuer à ne pas répondre aux conséquences de leurs actions grâce aux moyens fédéraux qu'ils recoivent. Vous voulez un signal des Flamands qu'ils continueront à croire dans l'état belge? Voilà ce signal. On continuera à payer, ne vous inquiétez pas.

Écrit par : Hans Sterkendries | 08/11/2007

A tous et toutes, sans distinction

Nous sommes un pays fédéral, tout comme le Canada.
La charte canadienne des droits et libertés est un bel exemple pour nos hommes politiques des deux bords. Pour tous, finalement...
Quelques articles de la charte canadienne à méditer à titre d’exemple :

1. La Charte canadienne des droits et libertés garantit les droits et libertés qui y sont énoncés. Ils ne peuvent être restreints que par une règle de droit, dans des limites qui soient raisonnables et dont la justification puisse se démontrer dans le cadre d'une société libre et démocratique.

2.Chacun a les libertés fondamentales suivantes :
a) liberté de conscience et de religion;
b) liberté de pensée, de croyance, d'opinion et d'expression,
y compris la liberté de la presse et des autres moyens de communication;
c) liberté de réunion pacifique;
d) liberté d'association.

... 16. Le français et l'anglais sont les langues officielles du Canada; ils ont un statut et des droits et privilèges égaux quant à leur usage dans les institutions du Parlement et du gouvernement du Canada.

32. La présente charte s'applique :
a) au Parlement et au gouvernement du Canada, pour tous les domaines relevant du Parlement, y compris ceux qui concernent le territoire du Yukon et les territoires du Nord-Ouest;
b) à la législature et au gouvernement de chaque province, pour tous les domaines relevant de cette législature.

+...

Pour toute consultation, allez-y, c’est gratuit. Et c’est si simple. Qu’attendons nous?

http://laws.justice.gc.ca/en/charter/const_fr.html - langues

Th De Greef
Belge au Canada

Écrit par : De Greef Th | 09/11/2007

Pondération admirable que celle des dirigeants politiques francophones après le vote de scission de BHV. Admirable mais dangereuse. Elle montre que au Sud de la Senne ces hommes et ces femmes, par ailleurs dotés des mêmes caractéristiques physiologiques que leurs voisins ménapiens, arrivent encore, eux, à maintenir leurs réactions au niveau du «cerveau supérieur» et qu’ils refusent de laisser s’exprimer les (bas) instincts logés dans le «cerveau reptilien» antique.
Qu’ils ne s’y trompent pas cependant, c’est LA HAINE (aussi autoréprimée soit elle) issue de ce dernier viscère qui anime les activistes du Nord et fera qu’ils (leurs politiciens) iront jusqu’à sa résorption.
Dans un premier temps la rage sourde des flamands, globalement issus des couches (un peu) moins socialement favorisées de la population des Flandres, avait essentiellement comme point d’encrage le «fransquillon», considéré comme (et l’étant souvent largement) nanti. Ces «flamands d'expression française», nombreux dans les Flandres et qui ont largement contribué à sa fortune ont, lors de la mise en place du fédéralisme, préféré prendre le risque d'un sabordage socio-politico-culturel plutôt que de se lier, aussi bien à ces wallons considérés comme des jean'foutres qu'au "Brusselse Kack" (francophone) de la Capitale.
Malins autant que revanchards les (jeunes) intellectuels – journalistes, politiciens, cadres moyens, fonctionnaires du niveau supérieur - du bas pays ont vite compris l’usage qu’ils pouvaient faire de cette langue dans un système fédéral et, après l’avoir policée par un rapide AB, l’on transformée en un nouveau «Goedendag» Vous connaissez le schéma dans lequel s’inscrit l’utilisation de cette arme ?
Les nederlandais savent parfaitement que le flamand ne mène (à peu près) nulle part. Eux-mêmes ne se font à ce sujet aucune illusion et ils cultivent pour la plupart de bonnes notions de français et surtout d’anglais, éventuellement d’allemand, aidés en cela par leur facilité d’apprentissage des langues (qui tient à l’étendue de la gamme de fréquences que comporte leur idiome maternel, signe de sa proximité primitive)
Pour rétablir un semblant d’équilibre linguistique en Belgique et retirer le gourdin des mains des gueux du Drap d’Or, une possibilité : l’euro-saxon (bien sûr, vous connaissez ?)
Quant à ces flamands "culturellement francophones" peut leur chaud: ils préfèrent le régime socio-politique flamand, s’accommodent de la langue officielle, la parle quand et où il faut. Et, pragmatiques, s’occupent de leurs biens. Et peu s’agitent des remous institutionnels...pour eux, belge ou flamand sont des mots vides de sens …des affaires. Mais voilà, eux ne se croyent pas autorisés à squater le pays flamand comme "ceux" autour de Bruxelles. Evidement, ils ne sont pas des «flamingants d’expression française»

Écrit par : Belarbouze | 10/11/2007

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