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25/10/2007

Rail : une grève politique

EDITORIAL

Ciel Radio

par Michel Konen

 

Pagaille sur le rail, ce matin. Une pagaille très politique, pour dire le vrai. La CGSP-cheminot, le syndicat socialiste, prend plus que jamais l’usager en otage. Rien ne vient justifier le mouvement actuel.

 

Le syndicat socialiste prend pour prétexte le service minimum dans le secteur public pour manifester son opposition à l’Orange bleue. Or qu’ont prévu les négociateurs ? De donner le temps à la concertation sociale et de ne pas agir d’autorité dans ce domaine.

 

Particulièrement hypocrite, la CGSP, qui n’est pas suivie pas les autres syndicats, prétend montrer ainsi à quoi ressemblerait, pour les usagers, une journée de service minimum. Et pour être certains de mettre un maximum de pagaille le syndicat socialiste innove : il laisse à chacun de ses membres le soin de déterminer individuellement le moment où il se mettra, pour une heure, en grève. Voilà qui rend impossible pour les gestionnaires du réseau de minimiser les inconvénients de ce mouvement social.

 

C’est totalement irresponsable de la part des dirigeants syndicaux. Si la CGSP cherchait à détruire l’image du rail, elle ne s’y prendrait pas autrement. Et s’il fallait convaincre l’opinion publique d’instaurer rapidement, comme ailleurs en Europe, un service minimum dans les transports e n commun, voilà une action qui, par elle-même, en démontre la nécessité.

 

Soyons clairs : c’est bien d’une grève politique qu’il s’agit. Et de rien d’autre. La CGSP reste un syndicat de type préhistorique. Par son action d’aujourd’hui, elle montre que le chemin vers un socialisme moderne est encore très long. Cette grève devrait convaincre les négociateurs de l’orange bleue de la nécessité d’aboutir : le pays, et la Wallonie en particulier, ont vraiment besoin d’un changement profond des mentalités.

 

 

Commentaires

Il me paraît évident qu'en réagissant de la sorte, pour une décision qui n'a pas encore été prise, même pas encore 'négociée' (peut-on parler de négociations gouvernementales?), cela ne risque clairement pas d'améliorer l'image de la Wallonie au nord du pays... Sans parler du fait que in fine, c'est toujours les voyageurs (dont je fais partie) qui en font les frais: arrivée tardive au travail, stress et mauvaise humeur garantie.

Je ne suis pas contre le droit de grève, au contraire, mais faire une telle action pour quelque chose qui, vu le contexte politique actuel, ne risque pas d'être ne serait-ce qu'abordé par les politiques avant un petit moment, je trouve ça totalement inapproprié.

Écrit par : Pierre | 26/10/2007

La CGSP a bien montré la nécessité d'un service minimum pour les malheureux qui doivent prendre le train.
Mission remplie.

Écrit par : Valesco | 26/10/2007

Si mes souvenirs sont bons, un sondage récent indiquait que + de 75 % des Belges étaient favorables à ce service minimum ...

C'est un message désastreux que viennent d'envoyer les syndicats, qui justifient plus que jamais leur tendance à protéger certains de leurs privilèges, totalement à l'encontre de ce que devrait ête un service public (ils oublient surtout que ce devrait être un service AU public)

Le droit de grève pour des motifs sérieux, oui, la prise en otage systématique, NON !

Écrit par : René | 26/10/2007

Bravo pour ces perturbations ! Pour une fois qu'elles sont volontaires... Ces mecs ne sont pas foutus de faire arriver un train à l'heure ou de faire en sorte que les voyageurs ne soient pas compressés comme du bétail aux heures de pointe et là ils suppriment carrément des trains pour protester contre un hypothétique service minimum. Un minimum de service, de compétence et de sérieux au jour le jour, voilà qui ne serait pas du luxe à la SNCB ! Je ne sais pas comment ils ont magouillé le sondage de satisfaction publié il y a quelques jours !

Écrit par : stef - en - a -marre | 26/10/2007

Avez-vous déjà remarqué qu'en France les Syndicats font très souvent grève le mardi et/ou le mercredi.
Par contre en Belgique, c'est toujours le lundi et/ou le vendredi.

Pratique pour avoir de longs WE!!! C'est lamentable !

Notre pays vire à l'anarchie complète!
C'est du chacun pour soir aussi bien en politique, économie que sur la route (ou dervais-je dire dépotoires)!

Je ne suis de moins en moins fier d'être Belge.

Écrit par : Olix | 26/10/2007

"Toujours en grève... Gréviculteurs !" Certaines personnes ont sans doute raison. Dès lors, poussons le raisonnement jusqu'au bout.
Que la SNCB remplace l'ensemble de son personnel par des travailleurs sans convictions politique et idéologique, sans perspectives d'avenir tant personnelles que collectives, et surtout, sans revendication quelconque. Qu'elle trie sur base des éléments précédemment cités les postulants afin d'éradiquer cette génération de gréviculteurs qui ne permet pas aux honnêtes citoyens de se mouvoir et de se rendre sur leur lieu de travail afin d'y créer de la valeur ajoutée.
Au sujet des gréviculteurs dans l'âme, il semble exister un bizutage secret au sein de nos chemins de fer, qui transforme chaque cheminot en syndicaliste d'extrême gauche ayant un penchant pour l'alcool et pour les longs week-ends. Cette alchimie, tenue encore secrète par les délégués syndicaux, serait l'une des plus importantes découvertes de l'humanité.
Redevenons sérieux un instant et lançons cet appel aux moutons devenus rares de nos vertes contrées : postulez à la SNCB ! Manifestez-vous ! Et vous rendrez heureux bon nombre de navetteurs mécontents qui utilisent les transports en commun dans un souci de préservation de l'humanité.

Écrit par : Andrea | 26/10/2007

et si nos fournisseur d'électricitéss se mettaient eux aussi en grêve, sans service minimum, car la grêve est un droit ... Qu'est ce que cela donnerait?????

Écrit par : Yves | 26/10/2007

Séquence surréaliste au JT de Vendredi 13h : une poignée de syndicalistes CGSP jugent qu'il n'y a pas assez d'engouement parmi le personnel de la gare pour le mouvement de grève (en effet, pas l'ombre d'un autre gréviste autours d'eux ! !) et donc ils s'expriment dans ce sens et décident en direct de monter sur les voies pour bloquertous départs de train ! 6 personnes paralysent tout le trafic et des centaines de voyageurs.
La CGSP se ridiculise et scandalise l'opinion publique. Du pain béni pour leurs "adversaires".

Écrit par : Dounief | 26/10/2007

Une grève contre quelque chose qui n'existe pas n'est pas une grève mais une pantalonade. Il s'agit également d'un coup de force de la CGSP par stupide esprit partisan socialiste. Car quand le gouvernement wallon a évoqué le sujet (on n'a pas été beaucoup plus loin), on n'a pas eu droit aux mêmes pitreries.

Écrit par : NL | 26/10/2007

Naivement, je pensais que c'était tous les jours "service minimun".
Plus sérieusement, c'est au syndicat de proposer une autre manière de protester autrement que par un arrêt de travail. Cette méthode est dépassée, obsolète et ne donne aucun résultat.

Et quid du traffic ferroviaire des marchandises ? Est-ce à dire qu'une personne est moins importante qu'une marchandise ?

Écrit par : Germain | 26/10/2007

Hier, après un retard de train, une panne de métro, et un train du retour archi bondé, dans place assise, je me disais qu'il fallait vraiment être tenace et écolo dans l'âme pour subir quotidiennement "l'enfer des transports en commun". En ce qui concerne les grèves d'aujourd'hui - qu'on les trouve absurdes, inappropriées ou politico-politique - je ne pense cependant pas qu’il faille en blâmer le personnel. Le problème est plus général, c’est un problème de gestion inhérent à la SNCB. De plus, le service minimum imposé dans les autres pays de l’Union est loin d’être concluant. Au lieu de prendre des dispositions face à une grève annoncée, les usagers se retrouvent à attendre un hypothétique train et sont confrontés à un personnel « obligé ».
Je suis pour un droit de grève inaliénable, même s'il est vrai que, en tant que navetteuse, les perturbations de ce jour soient problématiques. Ça ne sera jamais qu’une journée d’enfer supplémentaire sur la ligne Charleroi-Bruxelles. Mais que fait la SNCB (je veux dire, à part augmenter sans cesse ses tarifs…)

Écrit par : AD | 26/10/2007

Qu'un gouvernement provoque des grèves avant même d'avoir été formé, cela donne à réfléchie, non?

Écrit par : Patrick H. | 26/10/2007

Qu'un gouvernement provoque des grèves avant même d'avoir été formé, cela donne à réfléchir, non?

Écrit par : Patrick H. | 26/10/2007

Il me parait plus qu'évident que le futur gouvernement de droite ultra-libérale se prépare à faire en Belgique un copier-coller de la politique sarkozyste française! L'automne et l'hiver sociaux seront chauds sous nos latitudes...
A+

Écrit par : Hanocq | 27/10/2007

Pourquoi n'y a t'il pas des élections sociales à la SNCB ? Je sais que c'est interdit, mais n'est-ce pas là un déficit démocratique ?

Pourquoi ne pas avoir un plus grand respect des utilisateurs des trains en les prévenant via un préavis de grève et SURTOUT en demandant l'avis des cheminot par vote secret s'ils sont d'accord avec la grève prévue ? Il devrait en être ainsi pour toutes les grèves.

Personnellement j'en ai ras le bol qu'une poignée d'excités de délégués syndicaux empêchent une majorité de cheminots de travailler.

L'arrêt de travail de vendredi était une ineptie. Je trouve scandaleux de la part de nos dirigeants de tolérer de telles pratiques. C'est une infime minorité de cheminots qui a imposé son point de vue une majorité.

Je répète que ce devrait être à la base et à la base seule à décider par vote secret du bien fondé d'une grève qui affectent les utilisateurs des trains qui interviennent dans le paiement de notre salaire. (même si celui-ci n'a plus été revu à la hausse depuis le siècle passé, hormis l'indexation)

Le service minimum, j'y suis opposé si on respecte les règles ci-dessus (préavis plus vote secret et ENFIN des élections sociales).

Écrit par : jeannot | 28/10/2007

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