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26/08/2007

Milquet, la Madame qui dit oui !

EDITO du 25.08.08

Donc, c’est entendu : c’est à Joëlle Milquet, présidente du CDH de donner des gages. De l’avis des “peut-être futurs partenaires gouvernementaux”, il y a un doute quant à la volonté réelle de la démocrate humaniste d’embarquer sur le vaisseau de l’orange bleue.

En somme, celle que la presse flamande a surnommée “Madame Non”, doit faire aujourd’hui la preuve qu’elle est prête à négocier “vraiment”. Jusqu’ici, paraît-il, les négociateurs avaient devisé de choses et d’autres sans entrer dans le vif du sujet. A cause de la Dame “qui fait non, non, non, noooooon” et qui « toute la journéééée faisait non, non, non nooooooon”… A tel point “qu’ils en rêvaient la nuiiiiit”.

Mais Joëlle Milquet a-t-elle vraiment dit non ?

Laissons de côté les problèmes budgétaires, sociaux économiques, fiscaux, justice, etc. – pourtant fort importants et urgents. Le nœud du problème reste le communautaire et la liste des revendications dressée par les partis flamands.

Pour aboutir, bon nombre d’entre eux nécessitent la majorité des deux tiers. Une majorité dont la coalition orange bleue ne dispose pas. Cette réalité-là n’empêche cependant pas le CD & V/NV.A de faire de la réforme de l’Etat un préalable à la formation du gouvernement.

A cela, oui, Milquet a dit non ! Mais elle dit oui à l’idée de discuter de matières institutionnelles qui nécessitent ou non la majorité qualifiée.

Les “peut-être futurs partenaires flamands” se font forts de trouver, dans les rangs d’une Flandre toute tendue vers une large autonomie, les voix nécessaires pour obtenir ces fameux deux tiers. Mais ils ne veulent pas préciser quels seront ces apporteurs de voix.

A cela, oui, Milquet dit deux fois non ! Non à un apport de voix essentiellement flamandes sans un équilibre venu du côté francophone. Non encore pour inscrire dans un accord de gouvernement des réformes institutionnelles sans en débattre dès maintenant avec ceux qui s’engageront, au Nord comme au Sud sur ce programme. Mais oui à une discussion institutionnelle ouverte et transparente avec des partenaires connus. Le CD&V/NV.A et le MR étant acquis à l’idée de la bipartite, cette discussion doit nécessairement être extérieure à la coalition en devenir.

Milquet ne dit pas non. Elle met des conditions à son oui !

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